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[13/04/2482] Always there when he's not expected !

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Alkaia


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Inclement Earth

MessageSujet: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Ven 21 Avr - 23:58

Spoiler:
 


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Always there when he's not expected
Orion & Alkaia

« On ne se libère pas comme ça de son passé.
On n'échappe pas comme ça aux sables mouvants de ses obsessions. »


Je devais prendre mon tour de garde bien après minuit. J'avais donc toute cette journée pour moi. J'en avais profité pour revenir dans mon village sur un cheval fraîchement acquis. Une jolie jument grise, toute en muscle mais également en finesse. J'allais beaucoup plus vite à cheval, et c'était beaucoup plus pratique pour pourchasser les éventuels ennemis d'Heda. J'arrivais plus vite que je ne le pensais, laissant ma jument avec d'autres chevaux pendant que j'allais voir si mon Clan avait besoin d'aide. Pour quoique ce soit tant que je faisais quelque chose. Après tout je n'étais plus autant ici qu'avant et je ne voulais pas qu'ils croient que je les avais abandonné. Je revenais donc dès que je pouvais, ne voulant pas oublier mes origines. En chemin je croisais un gonakru de mon Clan, qui s'était entraîné en même temps que moi. Nous ne nous étions pas beaucoup parlé à l'époque, et il semblait beaucoup plus bavard aujourd'hui. Et tout à fait charmant, je ne peux le nier. Il me proposa de chasser avec lui, arguant qu'on attraperait plus de proies ensemble que seuls. Pas bête. Et comme je n'avais rien d'autre à faire, j'acceptais. Il était d'ailleurs bien plus doué que dans mes souvenirs ; s'était-il entraîné entre temps où l'avais-je mal jugé ? Quoiqu'il en soit, après deux petites heures de chasse, nous étions revenu fatigués mais fiers de nos proies. Pas vraiment de grosses proies, mais il y en avait quelques unes, assez pour nourrir plusieurs d'entre nous.

J'avais encore quelques heures devant moi pour me reposer. Enfin, me reposer ... Je me reposais rarement. J'avais invité le gona chez moi, histoire que l'on puisse continuer nos discussions. Après tout, il était gentil. Je ne sais pas ce qu'il se passa, mais à un moment, je ressentis une certaine tension entre nous. Je n'avais même pas essayé de dompter cette envie qui s'était emparée de moi. L'instant suivant, j'étais au lit avec lui. C'était aussi simple que ça. Et bien plus compliqué. Il me semble que le nom d'Orion flotta dans ma tête un instant. Mais rien qu'un instant. Il n'était pas là, et il ne saurait jamais. Je n'oublierais jamais ce qu'il avait fait à l'homme qu'il avait surpris avec moi, ni même ses paroles. Mais comment craindre un homme qui était à plusieurs kilomètres de moi, ne sachant pas quand je revenais dans mon village ? C'était idiot. Je n'avais pas à avoir peur. N'est-ce pas ?

En plus, on s'entendait bien moi et ce gona. Il était pas mal dans son genre et avait plus ou moins le même âge que moi. Il était bon avec moi et un bon gona. Que demander de plus ? Ses lèvres sur les miennes me firent arrêter de penser.

J'étais allongée à ses côtés depuis quelques minutes quand il se releva en me disant qu'il devait y aller. Hochement de la tête. Je me rhabillais en même temps que lui. Puisqu'il me restait du temps, j'allais le passer dans la forêt. Il fallait que je bouge. Je sentais son regard sur moi, ce qui commençait à me gêner. Moi, je savais qu'il ne se passerait sans doute rien de plus que ce qu'il venait de se passer. Pas lui, si j'en crois son regard. Et merde. Je le suivis dehors, fermant la porte derrière moi. Il se retourna subitement. Beaucoup trop proche. Je me raidis un instant quand il se pencha pour murmure à mon oreille qu'il espérait me revoir. C'est mignon. Peut-être, c'est ce que je lui répondis, tout sourire. Et alors qu'il s'en allait, je me figeais. Est-ce que j'hallucinais ? Non loin de moi, une hallucination plutôt convaincante d'un Orion au regard glacial. Je ne sais pas si j'avais le plus peur de son regard ou de tout son visage quand il était en colère. Une hallucination. C'est bien ça. Quoique ... Je fronçais les sourcils, d'abord surprise, puis inquiète. Je crois que je lâchais un 'Oh putain'. Pas sûre, j'étais dans un état second. Je suis sûre qu'il a vu. Je lui tournais le dos pour marcher vers la forêt. D'abord tranquille, puis de plus en plus rapide. J'avais l'impression d'être une proie et je détestais ça. Les pas derrière moi ne trompaient pas : il était bien là en cher et en os. Il va falloir qu'il me dise comment il faisait pour être toujours là quand je couchais avec quelqu'un. M'espionnait-il ? La proie que j'étais me murmurait qu'il était temps de courir. Ce que je fis. Courir vite et loin, il ne tiendrait peut-être pas la route ?

Il ne fallait vraiment pas qu'il m'attrape, parce que je risquais de passer un mauvais quart d'heure.

 
Emi Burton


Dernière édition par Alkaia le Jeu 25 Mai - 2:25, édité 4 fois
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Orion


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Lun 24 Avr - 23:22

Always there when he's not expected
Un fou furieux et une folle en chaleur
Orion et Alkaia s'étaient séparés quelques jours auparavant, après avoir vu Roan. Vous pourriez penser qu'il était accro à la jeune femme s'il retournait aussi vite à Trikru pour aller la voir, mais il n'en est absolument rien. Pensez-vous, il aimait parcourir le corps de la jeune femme de façon plus... Charnelle, et il n'était pas question de s'adonner à ce fameux passe-temps avec son meilleur ami et une autre femme dans le coin, il n'était certainement pas un animal pour oser cela. Même s'il était réputé pour avoir des actes qu'on pourrait qualifier de bestiaux.

Non, il revenait car il savait apprécier les bonnes choses et puis, honnêtement, il était un homme encore dans la fleur de l'âge. Et elle était une femme attirante sur laquelle il avait un minimum d'emprise. Soulignons bien le "minimum" car alors qu'Orion arrivait dans le village natal de la jeune femme, il avait encore la preuve que celle-ci testait ses limites.

Il avait déjà autrefois trouvé Alkaia dans un lit avec un autre homme. Il n'en avait pas été le moins du monde ravi, ça non ! Pas de jalousie, non. Seulement de la possessivité. Il considérait Alkaia comme sa chose, son bien, et il n'aimait pas du tout partager. D'autant plus que s'il couchait avec une femme et que celle-ci avait l'occasion de tomber enceinte, il voulait être certain d'être le père. Car il était toujours ravi à l'idée d'avoir une nouvelle version de lui sur Terre, c'était quelque chose qui le ravissait au plus haut point.

Mais comment être certain d'être le père d'un potentiel gamin si chaque fois qu'il devait débarquer à l'improviste, il devait tomber nez à nez avec une Alkaia roulant des galoches plus grosses que la forêt de Trikru à un prépubère qui tenait à peine debout ?! Alors ouais, il n'était pas jouasse, et il s'était arrêté sur place. Il avait déjà défoncé la gueule de celui qu'il avait pris sur le fait. Il avait montré à Alkaia ce qu'il était capable de faire. Mais visiblement ça ne lui avait rien apprit.

Alors il ne toucherait pas l'homme, cette fois-ci. C'était elle qu'il allait avoir.

Et visiblement, cette dernière l'avait vu, de loin, elle avait même pu constater le regard furieux qu'il avait. Il se sentait presque comme ces loups, ces créatures monogames et carnivore qui ne supportaient pas qu'un autre mâle tâte de leur femelle. L'analogie était bonne, car ses propres muscles se contractèrent presque immédiatement pour lancer Orion à la poursuite de sa proie, Alkaia, cette gazelle aux longues jambes qui savaient sprinter.

Oh c'était bien de sprinter, mais encore fallait-il avoir de l'endurance. Et ça, Orion en avait, beaucoup même, car courir après un sanglier pendant plusieurs heures, c'était le quotidien d'un chasseur. Et nous verrons alors qui gagnera à la fin de cette courte poursuite.

"ALKAIA ! Arrête-toi, rien ne sert de courir, tu sais très bien que plus tu attends, plus je serai énervé !"

C'était une façon comme une autre de l'appeler à s'arrêter, mais Orion avait l'infime espoir qu'elle n'obéisse pas. Il serait ravi de lui montrer à quel point il était heureux de l'avoir croisé en train de batifoler avec une crevette qui tenait à peine debout. Oh ça !

Il en avait même lâché son sac, qui resta au sol, avec ses vivres, ses vêtements, ses médicaments. Ca le gènerait de toute façon, pour courir.

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Alkaia


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Lun 1 Mai - 21:21

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Always there when he's not expected
Orion & Alkaia

« Et tout à coup tu te rends compte que tout est fini, pour de bon.
Il n'y a pas de marche arrière, tu le sens. »


Putain, qu'est-ce qu'il m'avait pris encore ? Pourquoi n'ai-je pas cru ses menaces la première fois ? Je le savais pourtant, qu'il était sérieux. Je me souviens de son air furieux, fou. De son regard glacial et presque satisfait quand il en avait eu fini avec l'homme qui se trouvait dans mon lit. J'avais senti que le guérisseur était dangereux, mais j'avais choisi de faire abstraction. Après tout, du hasard, ça peut arriver. Il était arrivé et était tombé sur nous une fois, d'accord. Mais deux. Il va falloir que je comprenne comment il faisait, parce qu'il devait avoir un coup de pouce. Pour tomber chaque fois au bon moment ... Je ne sais pas si je préfère qu'il s'en prenne au gona ou à moi. Mais l'entendre me courir après ne me fait pas sourire. Mais alors pas du tout ! J'ai plutôt peur, en fait. Et c'est l'adrénaline qui m'aide à le semer, pour l'instant. Je ne sais pas où je vais aller ni ce que je vais faire mais il faut que je trouve. Je ne tiendrais jamais toute une journée à cette allure là.

Je devrais peut-être grimper dans un arbre. Je ne suis pas sûre qu'il sache le faire. Sauf que je n'ai pas le temps de m'arrêter pour choisir un arbre, ni d'observer si les premières branches sont atteignable. C'est n'importe quoi. Je n'ai pas beaucoup d'options, et ce n'est pas la voix d'Orion qui est là pour me rassurer. « ALKAIA ! Arrête-toi, rien ne sert de courir, tu sais très bien que plus tu attends, plus je serai énervé ! » C'est ça, et mes fesses c'est du gibier. Vu sa voix, et sans le voir, je sais qu'il est déjà sacrément furieux. Je ne vais surtout pas m'arrêter pour le laisser je ne sais quoi faire. Enfin, si, je sais ce qu'il va faire. Mais je ne peux pas. Je zigzague à travers les arbres, connaissant cette forêt comme ma poche, je saute in-extremis par dessus une racine et continue. Pour l'instant je tiens bon. La prochaine fois, je lui demanderais s'il est bon en endurance. Comme ça je saurais quelles sont mes chances ... Je tente donc une autre approche (qui ne fonctionnera sûrement pas mais qui n'essaye rien n'a rien).

« Je suis désolée ! J'ai pas fait exprès, c'est arrivé ... comme ça ! »

Le tout en courant. Non, je n'allais pas m'arrêter pour discuter, certainement pas. Il ne me laisserait en placer une. Quant à être désolée, je l'étais peut-être un peu. Juste parce qu'il me fichait la trouille. Je ne sais pas ce que j'espère en tentant de lui crier ces mots. Peut-être qu'il laissera tomber ? Je priais pour que ce soit le cas, même si je me doutais qu'il ne lâcherait pas. Il m'avait promis des coups, si je recommençais, je m'en souviens parfaitement. Il ne m'avait pas promis que ça, d'ailleurs, mais j'essaye de ne pas y penser. Qui sait, peut-être que je vais réussir à le semer, jusqu'à la prochaine fois ? Je tente de virer brusquement sur la droite, histoire de lui faire perdre du temps. C'est pas comme si j'entendais toujours ses foulées derrière moi. Était-ce la peur où avais-je eu l'impression qu'il se rapprochait ?

Tant que j'avais encore de la réserve, je continuerais de courir. Après tout, peut-être qu'il lâchera avant moi. Ce qui serait une aubaine, ne le nions pas. Je sentais mon souffle devenir de plus en plus court, mais je n'allais pas encore m'arrêter. J'avais bien trop peur pour ça. J'avais de plus en plus cette mauvaise impression d'être un gibier que l'on course. Ce gibier que l'on fatigue jusqu'à ce qu'il n'ait d'autre choix que de s'arrêter. Orion semblait plutôt être régulier dans sa course. Il fallait que je m'économise. Je commençais à me demander sérieusement si grimper dans un arbre n'était pas une bonne idée. Que ferait-il ? Camper en dessous jusqu'à ce que je meurs de faim ? Probablement. J'étais foutue dans tous les cas. Et c'est ça qui était terrifiant : je ne pouvais rien faire.

 
Emi Burton
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Orion


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Ven 5 Mai - 13:12

Always there when he's not expected
Un fou furieux et une folle en chaleur
Courir était pour Orion la meilleure activité possible. Il aimait ça, tracer son chemin avec une foulée régulière, ses muscles roulant sous sa peau, jambes fouettées par la végétation. Il avait même, dans ces moments intenses, l'impression que les voix s'en allaient, lui susurraient qu'elles lui pardonnaient, c'était libérateur bien qu'illusoire. C'était certes un effort physique, mais putain que c'était bon de se sentir en vie, n'est-ce pas ? Alors courir après Alkaia lui était nettement moins fatiguant que pour elle. Après tout il était un homme encore dans la fleur de l'âge... Certainement pas prêt à passer l'arme à gauche !

Alors il courait, et il avait l'impression de faire ça depuis des heures, et en même temps d'avoir tout juste démarré. C'était assez étrange comme sensation, mais c'était la sienne quand il faisait ce type de course. Un vrai parcours de santé !

Bon, d'accord, il était sacrément motivé par la colère, et il n'était peut-être pas réellement en train de faire des foulées régulières, c'était plutôt une sorte de course endiablée, entachée par les cris de colère d'Orion, par ses paroles ridicules pour l'arrêter, ces promesses qu'il ne tiendrait jamais, mais tout était bon pour l'arrêter. Car il n'avait pas envie d'y être pour cent ans. Il n'était même pas certain de survivre à la moitié de ce temps...

Après lui avoir lâché sa dernière promesse, d'ailleurs, il en venait presque à prier qu'elle finisse par s'arrêter car ses poumons se décrocheraient. Elle zigzagait et Orion l'entendait presque faire une crise d'asthme. Et d'ailleurs, elle répondit aux injonctions de notre cher Grounder préféré, en s'excusant. Et quelle était son excuse ? Oh, juste que c'était arrivé comme ça. Pas fait exprès ! Orion n'en revenait pas, était-elle idiote ?

Il ne pouvait pas croire qu'elle lui balançait vraiment ça. Oh, Orion n'était pas un homme jaloux, ils n'étaient pas mariés après tout. Mais Alkaia, c'était sa chose. Il aimait l'idée qu'il soit à elle, et quand quelque chose lui appartenait, il n'était clairement pas partageur. Même l'utérus de sa mère était à lui ! Imaginez sa relation son propre frère, Sirius ?

Il ne savait même pas quoi répondre à ça, il devait faire une tête complètement ahurie, à vrai dire. Enfin si, il savait quoi répondre. Mais il fallait lui donner deux secondes pour reprendre ses esprits, quand même. Avez-vous déjà entendu une réponse aussi... débile ?

"Alkaia ! Glisser sur du verglas et se ramasser la gueule, ça c'est pas fait exprès ! Tomber sur une bite pendant une heure, tu m'expliques comment tu fais pas exprès ?! Tu serais pas en train de me prendre un con ?! Fait attention à toi, tu sais pas ce qui t'attend, connasse !"


Encore plus énervé, Orion devenait franchement vulgaire. Et plus rapide aussi. Au diable l'endurance, il piqua un sprint qui le propulsa petit à petit à la hauteur d'Alkaia. Il pouvait presque attraper les cheveux de la jeune femme, ce qui n'était clairement pas bon signe pour elle. Et il allait le faire, quand il vit à la dernière minute une racine apparente qu'il valait mieux qu'il évite.

Et le saut le ralentit. Il poussa alors un cri de rage, encore, putain il allait se la faire cette satanée gamine qui courait comme un fichu lapin poursuivi par un loup. Est-ce qu'elle comptait les emmener chez les Wastelanders ?! Car il n'avait pas l'intention d'aller aussi loin, c'était hors de question. D'autant plus qu'il n'était pas censé rester dix ans loin de son village, ne voulant pas abandonner son fils trop longtemps.

Et ce fut en quatre ou cinq foulées supplémentaires qu'il parvint à tendre suffisament la main pour choper un bout de la tignasse d'Alkaia.

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Inclement Earth
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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Dim 14 Mai - 13:40

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❝ INTERVENTION MJ ❞

Une folle course poursuite. Voilà ce qui se tramait dans cette partie-là de forêt, devenant à chacune de leur foulée de plus en plus sombre. Ils s'y enfonçaient sans même y faire attention, ces fous. Les bêtes sauvages les regardaient passer, alors qu'ils brisaient le silence et le calme pesant de l'endroit. Nul doute que s'il leur arrivait un contre-temps ben fâcheux, ils allaient subir la froideur sauvage de ce monde devenu presque fou face aux radiations. Mais, ils y étaient habitués, non ? Le monde n'était plus comme celui que les Hommes avaient connu, quelques siècles en arrière. Tout, de la météo à la faune était différent. Tout. Sauf certaines folies et certains caractères bien affirmés qui s'élançaient entre les arbres devenus immenses avec le temps. Il est assez étrange de se dire qu'une vaste civilisation s'étendait en ces lieux, avant la Guerre..

Toujours était-il que ces deux braves auraient du ouvrir l’œil sur ce qui se tramait autour d'eux. Un peu plus, et ils partaient dans une galère encore plus dangereuse. Il ne fallait pourtant pas plus d'une épaisseur de boue, bien humide et bien glissante pour que l'espoir des bêtes aux alentours soit comblé. Dans cette tentative désespérée d'harponner Alkaia, le guérisseur fit littéralement chanceler la blonde. Et oui, difficile de garder des appuis permettant de rebondir comme une gazelle lorsque le terrain plus qu'humide ne tourne au verglas assuré. Une chute qui rapprochait la blonde d'une pente toute aussi boueuse qui n'allait permettre aucun sauvetage. Forcément, ils n'ont rien pu faire pour éviter cette glissade presqu'à pic de nos deux coureurs du jour. Des racines sortaient de partout, mais bien trop subtilement pour accorder des appuis solides. La chute était inévitable pour les deux.. surtout qu'une immense plante carnivore, sans doute nourris par les bêtes prises au piège de cette glissade à l'issue plus qu'incertaine, semblait somnoler juste face à eux.

Manque de chance pour l'un des protagonistes pour cette folle course poursuite, une racine bien trop envahissante et fourbe stoppait sa course presque à mi-hauteur. Suffisamment haut pour lui donner l'effet d'un pantin pendu avec ce pied prisonnier, mais pas assez pour lui permettre de s'en dégager seul. Le piège ultime, en quelque sorte. D'autant plus que la chute n'a pas été sans égratignures et autres joyeusetés.




INSTRUCTIONS DU MJ :

  • Lancer [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] obligatoire, avec comme résultat :

Entre 1 et 3 : Alkaia est prisonnière
Entre 4 et 6 : Orion est prisonnier


(Alkaia : merci de préciser en spoiler, avant de rédiger ta réponse, quel est le résultat obtenu )
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Alkaia


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Dim 14 Mai - 23:24

Lancé de dé:
 

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Orion & Alkaia

« L'espoir est une chose précieuse.
Pourtant, on ne commence à l'apprécier que quand toute lueur s'est envolée. »


Je ne pouvais pas vraiment pas m'arrêter. Je ne cessais d'entendre Orion parler, marmonner, crier furieusement quelques paroles, quelques promesses. Il y avaiat des cris de rage qui ne présageaient rien de bon pour moi. Je n'aimais pas le voir en colère, ni furieux comme ça. Il ne s'est pas montré souvent sous ce jour, mais j'ai détesté à chaque fois. Plus que détesté : c'est dans ces moments là qu'il me faisait peur. Orion n'avait pourtant rien pour faire peur, extérieurement. Il était plutôt pas mal physiquement (bon, vraiment pas mal, mais je me gardais bien de le dire), et il avait des yeux plutôt hypnotisant. Mais ça s'arrêtait là. Il avait un caractère de cochon et même si je prenais souvent un malin plaisir à l'emmerder, je le regrettais presque à chaque fois.

Et puis, pourquoi prenait-il mes tromperies comme ça ? Comme un fou furieux ? C'est pas comme si on s'aimait l'un l'autre. Il a bien le droit de voir qui il voulait, je ne vois pas pourquoi je ne pouvais pas faire pareil. Sans doute souhaite-t-il un enfant. Je ne suis pas si idiote que ça, j'avais compris depuis quelques temps. Je n'étais pourtant pas pressée d'avoir des enfants. Pour l'instant, la chance m'avait sourit ! Pour l'instant.

Ma réponse ne l'avait pas fait sourire (je n'en attendais pas autant), loin de là ! Il était encore plus furieux après moi. Sois disant, je le prenais pour un con. Alors non, j'essayais juste de le distraire. Peut-être qu'il aurait abandonné la poursuite pour rire. Qui sait. On m'a dit un jour que l'espoir faisait vivre. J'espère. Il me répond que je ne sais pas ce qui m'attends. Nuance, je sais parfaitement ce qui m'attend, c'est pour ça que je fuis. Néanmoins, j'aurais mieux fait de me taire, parce qu'il est encore plus furieux maintenant.

Il était presque à mon niveau lorsqu'il dut éviter la racine. Je fis un bond lorsque j'entendis son cri de rage et l'adrénaline me poussa en avant. Et le poussa aussi en avant. Je sentis subitement sa main dans mes cheveux et arrêtais de respirer un instant, crispée. Oh putain, c'était pas bon ça. Pas bon du tout ! Il faut que je fasse quelque chose. Je ne peux pas me laisser faire comme ça. Peut-être que si je m'arrêtais brusquement ... Non, c'est idiot. Je suis fichue. Bordel.

Ce que je n'avais pas prévu, par contre, c'est de me casser la figure. Orion m'avait déséquilibrée en tentant de m'attraper. Je n'avais pas prévu d'aller si loin, dans une forêt qui semblait devenir de plus en plus sombre, où le sol était plus humide. Je détestais cette partie de la forêt. Et évidemment, je m'y retrouve avec un fou furieux à mes trousses. Je finis par glisser sur du verglas, sentant la main d'Orion lâcher mes cheveux. Je crois que j'aurais préféré qu'il les retienne. Je pousse un cri en me sentant glisser de plus en plus vite sans pouvoir m'accrocher à quoique ce soit. Je n'ai même pas l'occasion de jeter un œil sur Orion. Je veux pas mourir bêtement. Je veux mourir en me battant, pas en fuyant !

La pente était vraiment forte et je ne voyais rien à quoi me retenir. Je me sentais juste glisser sans pouvoir rien y faire. Merde ! Par chance, je réussis à saisir une racine suffisamment longue pour pouvoir m'y accrocher. Je ne savais pas encore comment j'allais remonter, mais c'était une autre histoire. Ironiquement, Orion aura du mal à me sortir d'ici ... Un mouvement attira mon attention et ce que je vis me glaça le sang. Une putain de plante carnivore. Je n'aurais pas pu tomber sur ... de la mousse ? Je sais pas moi, mais une plante carnivore ! D'ailleurs, j'avais une drôle de sensation à mon pied. Je sentais qu'on tentait de m'attirer vers cette plante. Je remarquais avec horreur que mon pied droit était piégé par cette fichue plante. Et tandis que je tentais vainement de frapper la plante avec mon autre pied, histoire qu'elle me relâche et sans me faire attraper, je levais la tête vers Orion.

« Putain Orion, sors moi de là ! »

Je m'accrochais tant bien que mal à la racine. Et je préférais cent fois finir mal en point entre les mains d'Orion que de finir morte, engloutie par une putain de plante.

J'essayais de ne pas trop me débattre pour éviter de déloger la racine, on ne savait jamais. Mais je jurais tellement sur la plante que je ne pouvais pas arrêter de bouger. Et je ne sais pas combien de temps je tiendrais. Lentement, mais sûrement, la plante tentait de m'attirer à elle. La journée avait pourtant si bien commencé.

 
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Orion


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Lun 15 Mai - 13:01

Always there when he's not expected
Un fou furieux et une folle en chaleur
Orion était proche, il sentait du bout des doigts les cheveux de la jeune femme, il allait l’attraper ! Il ne savait pas encore comment il allait lui montrer son mécontentement, ni même s’il allait la frapper, à vrai dire il commençait à fatiguer un peu. Alors il avait donné un léger coup de pouce au destin et avait finalement réussi à attraper ces saloperies de cheveux – ha, que c’était pratique les cheveux longs non attachés, un très beau moyen d’arrêter une personne en pleine fuite.

Cependant, et c’est là un fait rare, Orion n’avait pas remarqué à quel point ils s’enfonçaient dans la forêt, ni même à quel point le sol avait changé… Pour devenir plus humide, plus glissant. Il s’était tellement focalisé sur sa colère, sur son désir de l’attraper, que finalement, le monde s’était quelque peu évanoui autour de lui. Alors, il fut totalement pris au dépourvu lorsqu’il tomba en même temps qu’Alkaia dans ce qui était une pente à pic avec du verglas. Il lâcha même les cheveux de son amante dans la chute.

Il eut un peu peur – il fallait bien l’avouer – tandis qu’il tombait le long de cette pente qui n’avait absolument rien pour se raccrocher : aucune racine suffisamment épaisse ou solide, même pas de pierre, rien du tout ! Et alors qu’Orion ne parvenait pas à savoir où en était Alkaia, il parvint assez lourdement au sol, là où enfin le plancher des vaches restait praticable. Allongé sur le dos à la réception, il eut un peu mal, il s’était coupé un peu partout, et était certain de s’être ouvert à l’arcade sourcilière vu comment il pissait le sang dans son œil. Putain !

Alors qu’il recouvrait ses esprits, il allait chercher et appeler Alkaia, pour vérifier si elle allait bien, quand il l’entendit crier « Putain Orion, sors moi de là ! ». Et il eut juste à regarder en face de lui, vers le ciel, pour remarquer une figure humaine pendue par un pied à une plante carnivore. Il était vraiment surpris, il ne s’attendait pas à ça, et puis il apprécia l’ironie de la situation. Il éclata de rire, mais d’un rire vraiment communicatif si la piégée avait été d’humeur à le suivre dans son éclat.

« Oh, Alkaia ! Rimisu m’a entendu et m’a permis de t’avoir à ma merci ! Ne t’en fais pas, va, je vais t’aider. Ce serait dommage de te perdre… Mais avant ça !... »


Il se redressa et, merci à sa grande stature commune chez les Grounders, il pouvait parvenir à la regarder les yeux dans les yeux, tandis qu’elle était à l’envers. Oh, il aimait bien cette situation, très… Sympathique. Il pouvait tout voir, même tout toucher, et elle ne pourrait pas faire grand-chose.

« Quelle magnifique vue, dis-moi. J’ai été bien inspiré de te mettre dans mon lit, cette nuit il y a quelques années… Quoi que tu sais des fois… Je me demande un peu ce que nous faisons ensemble. »


Il tendit la main, pour suivre du doigt la courbure du sein d’Alkaia, qui était particulièrement bien bombé grâce à la position dans laquelle elle était. Ah, cette peau chaude, douce, qu’il aimait tant parcourir des fois, quand ils n’étaient que tous les deux. Il en avait presque des frissons à l’aine tant il se rendait compte à quel point il aimait ça. Il souffrirait tout de même un peu de devoir abandonner l’idée de gouter à cette chair si jeune et si fougueuse.

Mais d’un autre côté, il commençait à en avoir un peu assez de la retrouver avec l’entrejambe souillé par le premier gona venu, franchement, ce n’était pas des manières, n’est-ce pas ? Certes Orion n’était pas amoureux, mais nom d’un chien sauvage, il n’était pas l’abruti du village qui se laissait faire, sans rien dire. Et ce, même si lui-même ne se gênait pas pour aller voir ailleurs, non, vraiment, ce n’était pas la même chose.

« Enfin, je le sais bien, ce qu’on fait ensemble… Mais je suis étonné que tu fasses ce que tu as fait tout à l’heure alors que, il y a quelques jours à peine, tu étais jalouse d’Eliza Johnson. Tu n’es pas amoureuse, quand même ? Ce serait tellement … Triste. Alors, que dirais-tu qu’on se mette d’accord sur tout ça, avant que je ne te sorte de là ? Oh, tu as vraiment de la chance que je sois guérisseur, hein. Je m’y connais, en petites merveilles comme ça, on a même le temps de papoter, n’est-ce pas génial ? »

Orion avait son petit sourire fou, ce sourire qui pouvait inquiéter certaines personnes quand elles le voyaient pour la première fois. Mais Alkaia qui commençait à le connaitre devrait comprendre qu’il s’agissait là d’un Orion qui s’amusait follement.

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Alkaia


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Lun 15 Mai - 15:32

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« Les hommes sont tous des connards. Tous, sans exceptions. Mais pour être honnête, les femmes sont toutes des connasses aussi, alors le seul moyen pour que ça marche, c'est de te trouver un connard avec qui ça passe. »


Ce n'était pas possible. Comment avais-je réussis à me foutre dans une merde pareille ? Ah oui, j'avais désobéi à Orion. Pauvre petit. Il n'arrivait plus à se contrôler à chaque fois qu'il me voyait avec quelqu'un. Malheureusement pour lui, je ne comptais pas m'arrêter de sitôt. Si j'avais envie de voir quelqu'un, je ne vois pas pourquoi je me priverais.

Bêtement accrochée, je fais vite le point. Mes genoux me font mal, j'ai du m’égratigner, ainsi que mes mains, mais le pire, c'est que je sens un liquide chaud courir sur mon bras. Je découvre une plaie au dessus du poignet. J'ai du m'accrocher à quelque chose. Génial. Me voilà maintenant avec ce sang noir qui me coule dessus. Je râle tandis que je vois la tête d'Orion apparaître. Et il rigole. Visiblement la situation l'amuse. Ben oui, ce n'est pas lui qui est piégé ! Je le fusille du regard.

« Arrête de rire putain et sors moi de là ! »

Quoi mais avant ? Avant rien du tout ! Je ne tenais pas à rester ici et risquer de lâcher la racine. Si je lâchais, j'irais directement nourrir l'énorme plante carnivore. Et je n'y tenais pas plus que ça. Il s'amusait vraiment de la situation tout en me disant qu'il avait été inspiré de me foutre dans son lit. Magnifique, j'en étais ravie aussi jusqu'au jour où j'avais compris combien il était fou. Après tout, il était bel homme, je ne pouvais le nier. Juste cinglé, mais j'avais cvru pouvoir faire avec. Il se demandait ce que l'on faisait ensemble. Ça tombe bien, moi aussi.

Et puis, il se permet de me toucher la poitrine. Non mais je rêve ! Je risque de me faire dévorer et lui, il en profite pour me toucher. Comme un drogué qui n'a pas eu sa drogue. Et visiblement, j'en étais une bonne. Je ne peux m'empêcher de lâcher une de mes mains pour frapper la sienne. Risqué, mais je n'avais pas envie qu'il me touche maintenant. Je ne voulais pas perdre le contrôle.

« Tu fais chier, me touche pas ! »

Je le fusille à nouveau du regard tandis que je me sens encore un peu plus entraînée vers la plante. Et lui, il se permet de discuter. Il veut discuter maintenant ! Je pousse un juron alors qu'il commence à parler. Sois disant j'étais jalouse de cette Eliza. Si j'étais amoureuse ? Erk, jamais. Il voulait parler avant de me sortir de là. Pas d'accord. Mais alors pas d'accord du tout.

« Ou alors tu me sors de là et puis on se met d'accord ? Tu t'en fiche peut-être mais je ne vais pas tenir éternellement donc ... Sors moi de là, merde ! »

Toujours le regard mauvais, je ne remarque que maintenant qu'il saigne au dessus de l’œil. Son sourire et ce sang le rendait un peu plus inquiétant. Et il s'amusait bien.

« Et puis d'abord, je ne suis pas jalouse de cette Eliza. Je protège juste mes intérêts. Tu as du potentiel, tu sais, et tu es plutôt pas mal, je ne vois pas pourquoi je devrais partager. »

Lui dis-je, un peu ironiquement. Oh, je ne voyais pas ce que je risquais en lui disant ça. Il voulait parler ? Et ben j'étais capable de le faire chier, même là. Je continue dans la ma lancée.

« Nous ne sommes pas ensemble et tu ne te gêne pas pour aller voir ailleurs, je ne vois pas pourquoi je n'en profiterais pas. » J'avais compris son point de vue, mais j'avais vraiment envie de faire ce que je voulais. Puis je jouais la surprise. « Mais, tu n'es pas amoureux, rassure-moi ? Ce serait vraiment dommage parce que je ne le suis pas. »

Je ne l'étais pas, sinon je ne me permettrais pas d'aller voir ailleurs. Tout sourire, j'espère qu'il perdra patience et qu'il me retirera de là. Quitte à recevoir des coups, je crois que je préfère ça à la plante. Ou alors, j'ai dépassé les limites et il va me laisser mourir là. On verra bien. Je n'ai rien à perdre, de toute façon. Je détestais rester là, alors qu'il avait une vue bien plongeante sur ma poitrine et qu'il m'avait fait comprendre qu'il appréciait ça. Mes mains commençaient à me picoter dangereusement et le sang n'arrêtait pas de couler le long de mon bras. Mais je n'allais pas encore le supplier. C'était bien trop dangereux, il le prendrait d'office à son avantage et je ne pouvais pas me le permettre. Peut-être que je peux tenter de libérer mon pied par moi-même avec mon épée ? Fou, mais qu'avais-je à perdre ?

Résultat du premier lancé de dé : 2

Entre 1 et 3 : Alkaia dégaine son épée et tente de se libérer par elle-même.
Entre 4 et 6 : Elle ne tente pas le diable et fais plus ou moins confiance à Orion pour la sortir de là.

Résultat du deuxième lancé de dé : 5

Entre 1 et 3 : Alkaia arrive à se libérer le pied.
Entre 4 et 6 : Alkaia se rend compte qu'elle n’atteint pas la plante, jure, et rengaine son épée.

 
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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Lun 15 Mai - 22:34

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Un fou furieux et une folle en chaleur. Et une plante carnivore aussi...
Les cris, les invectivations d'Alkaia étaient comme une douce musiques aux oreilles d'Orion. Il aimait quand elle s'énervait, quand elle gigotait mais qu'elle ne pouvait absolument rien contre lui. Et il aimait tellement avoir ce pouvoir là sur elle, sur la douce, forte, guerrière Alkaia. Et l'entendre lui donner des ordres, et pouvoir aisément ne pas les suivre, il fallait l'avouer, c'était tout aussi jouissif. Même si elle disait d'arrêter de rire, il ne pouvait pas s'en empêcher. Encore moins lorsqu'elle frappa sa main pour qu'il s'arrête de la tripoter ! Il était mort de rire.

"Oh, mais c'est qu'elle pique, cette fleur empoisonnée nommée Alkaia ! Même tes yeux pourraient me tuer si... Oh bah non ! Tu as besoin de moi pour sortir de là hein ?"


Mais il voulait parler, et il allait le faire. D'ailleurs, la réponse d'Alkaia était tout aussi drôle, c'était presque comique comme scène. Alors comme ça elle n'était pas jalouse, mais elle protégeait ses intérêts... Merveilleux ! Il avait donc un certain intérêt pour elle... En plus de ça, Orion n'était pas mal, d'après elle, et elle ne tenait pas à partager. Il eut un petit sourire narquois, si ça ce n'était pas de la jalousie...

Puis, elle précisa qu'ils n'étaient pas ensembles, qu'Orion allait bien voir ailleurs. Oh, en effet il allait voir ailleurs... Notamment cette Véronica, son esclave, très goutûe, un véritable fruit exotique qu'il se plaisait à croquer de temps à autre. Et il arrivait qu'il croise le chemin de quelques magnifiques autres créatures qui parfois lui lançaient des appels de sirènes... Comment résister à ces jambes galbées, à ces poitrines rondes, à ces caractères de feu ? Cependant lorsqu'elle s'inquiéta du fait qu'il était amoureux d'elle, il se posa quelques instants, un arrêt sur image... Ca méritait réflexion.

D'une certaine façon, Orion n'était pas capable d'amour, il était bien trop fou pour ça, il n'avait pas la même façon d'appréhender ses sentiments que le reste du monde. Il y avait ceux qu'il aimait plus que tout, son fils, son meilleur ami Roan. Il y avait ceux qu'il haïssait, ses ennemis. Il y avait celles qu'il désirait, dont les corps le rendaient fou de désir... Puis les autres, les inclassables, ceux avec qui Orion pouvait être encore plus lunatiques qu'avec les précédents.

Mais Alkaia... Alkaia avait un petit statut spécial, le statut de favorite, si on pouvait dire. Si les autres femmes, excepté Vero qui avait elle aussi son importance, donc si les autres femmes n'avaient pas forcément le droit à autant de faveur, il fallait savoir d'Orion était capable de parcourir la longue distance entre Ockefell et Cyston, voire Polis, selon là où se trouvait sa belle. Alors... Il n'était pas amoureux, mais... Enfin, comment dire ?...

"Oh, si on regarde d'une certaine façon... Je dois certainement être amoureux de toi ! Oh, regarde toi Alkaia, tu es une telle bombe que je n'ai pas pu te résister. Même alors que tu me hurles dessus, j'ai l'impression d'entendre des mots doux, tu sais me parler comme personne ! Argh, même de te voir comme ça j'ai envie de te prendre là, comme ça, sur cette mousse, face à cette saleté de plante carnivore... Oh, mais panique pas ! Voyons !"


Orion était tout juste en train de faire une magnifique, déclaration d'amou... Non, franchement, de désir, qu'Alkaia dégaina son épée pour tenter de se libérer. Mais elle échoua, forcément, tient, sinon ce n'était pas drôle ! Et elle pissait le sang, cette ahurie, de ce sang noir qui faisait qu'Orion l'avait remarquée, et avait gardé main mise sur elle. Et lorsqu'elle rengaina son épée, Orion eut un petit sourire.

"Oh, pauvre Alkaia, tu ne me prenais pas sérieusement j'espère ? N'aie pas peur... Ce n'est pas mon genre, d'avoir ces sentiments, qu'en ferais-je ?! Nous sommes pas bien, comme ça ?"


Néanmoins, il se décida à faire tout de même un premier pas pour l'aider. Il l'attrapa par les bras, histoire d'avoir une prise sur elle, puis commença à tirer, histoire de voir s'il parvenait à la libérer comme ça. Après tout c'était une plante, elle ne devait pas non plus avoir autant de force...

Lancement des dés [url=http://inclement-earth.forumactif.com/t92-lancers-divers#3330]ici|/url]
1 : Orion sauve Alkaia, elle tombe sur lui, tout va bien.
2 : Orion sauve Alkaia, elle est un peu blessée, mais ça va.
3 : Orion sauve Alkaia, mais oups ! Sa cheville est blessée... A quel point ?
4 : Orion rate totalement son coup, Alkaia est toujours coincée, dommage !
5 : Orion rate son coup, et en plus de ça, Alkaia est blessée à la cheville...

6 : Orion rate son coup, mais alors bien comme il faut ! Car la plante accélère...

[/quote]
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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Mar 16 Mai - 1:20

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« Elle courait pour échapper à ses choix, elle courait pour partir loin de tout ça. Elle ne voulait plus subir, elle ne voulait plus souffrir. »


Même quand je lui interdisais de me toucher il riait. Il avait visiblement trouvé sa petite vengeance. Peut-être que j'échapperais aux coups ? Peut-être que de me retrouver accrochée à une putain de racine, et mangée par une plante carnivore sera suffisant. En tout cas, je l'espérais parce que je n'étais pas sûre de pouvoir supporter des coups. J'avais d'abord besoin de soin. Outre mon bras qui commençait à s'engourdir avec tout ce sang perdu, tout mon corps me faisait mal. Mes genoux me piquaient et j'avais peur de ne plus sentir ma cheville droite. Pas moyen de déloger mon pied et je n'avais aucune idée de comment j'allais m'en sortir. Si j'arrivais à m'accrocher suffisamment à la racine. Si le guérisseur voulait bien se dépêcher au lieu de tant parler. Si je pouvais je lui lancerais quelque chose à la figure. Comme ma chaussure, par exemple.

Et le voilà qui bloque. On dirait qu'on l'a mis sur pause. Il ne parle plus, ne ris plus, et ses yeux sont fixé sur moi. Je déteste quand il me regarde fixement comme ça. J'en frissonne. A quoi est-il en train de penser ? Et pourquoi s'arrête-t-il maintenant ? Je ne peux m'empêcher de jurer une nouvelle fois. Cet homme était beaucoup trop lunatique. Je ne sais pas s'il se rendait compte de l'urgence de la situation. Enfin, peut-être qu'il s'en rend compte. Il dit connaître cette plante carnivore, et apparemment on avait le temps. Et bien je n'avais pas envie de traîner.

Le voilà qui se reprend, reprenant la parole par la même occasion. M'affirmant que d'une certaine manière, il devait être amoureux de moi. Pardon, répète un peu pour voir ? Ce n'est pas ce que nous avions convenu. Je lève les yeux au ciel. Sûrement qu'il se moque de moi. C'est le premier à me rappeler qu'il n'y a pas vraiment d'amour entre nous. C'est juste une, autre sorte d'amour. Apparemment je serais une belle femme et qu'il n'a pas su me résister. Comme il ne résiste à aucune des belles femmes qu'il croise. Ce n'était donc que des paroles en l'air. Et tandis que j'essaye toujours de retirer mon pied de son piège, je l'entends dire qu'il me désire. Là tout de suite. Je m'arrête un instant pour le regarder. Nul doute que c'était vrai. Je n'échapperais peut-être pas à la correction, finalement ? Je secoue la tête et cesse de l'écouter.

« Je ne panique pas, je m'énerve, nuance. »

Dis-je en râlant et pestant. Et lui, il m'aide pas, il s'amuse.

« Ces hommes ... tous les même ! »

M'entendis-je murmurer. N'importe quoi. Pour le sexe ils sont là mais quand il s'agit de sauver quelqu'un, on est beaucoup moins là. J'avoue, tous ne sont pas comme ça, mais je commençais réellement à m'énerver et à m'impatienter que je disais n'importe quoi. Toujours pas moyen de retirer mon pied de là et je me sentais glisser un peu plus. Je ne pouvais pas céder. Je ne céderais pas ! J'essaye de respirer calmement et de reprendre mes esprits quand Orion se remet à parler, me demandant si je l'avais pris au sérieux.

« Comment veux-tu que je te prenne toi et tes menaces au sérieux quand tu me fais des coups pareil ? »

J'essaye de retourner son jeu contre lui. Je n'avais rien d'autre de mieux à faire.

« Je n'ai pas tout écouté parce que, vois-tu, je suis une peu occupée au cas où tu ne l'aurais pas remarqué ! »

J'avais haussé le ton sur la  fin de ma phrase, fusillant une nouvelle fois du regard l'Azgedakru. Ça devenait n'importe quoi ici. Puis Orion se décida à bouger. Enfin. Je sentis ses puissantes mains se refermer sur mes bras et tandis qu'il tirait, la plante sembler tirer de son côté. Et mon pied restait enfermé. La plante avait beaucoup de force si bien qu'Orion ne sut pas me venir en aide. Je rattrapais in-extremis la racine tandis que je devais lutter pour rester accrochée. La plante avait accélérer le mouvement, résultat, elle tirait plus que jamais. Je poussais un cri de douleur quand je me rendis compte que quelque chose avait mordu ma cheville prisonnière. D'ailleurs, non. Ce n'était plus que ma cheville. C'était ma jambre jusqu'à mon genoux. Oh mon dieu. Je sentais que j'étais blessée et ça me faisait mal. Il fallait vraiment que je fasse quelque chose.

Je tentais une nouvelle fois d'embrocher la plante et ratais une nouvelle fois mon coup. Je n'avais qu'une envie, c'était d'exploser. Ce que je fis.

« Putain Orion je n'en peux plus ! Sauve moi de là et je ... » Ça me coûtait de le dire, je m'étranglais. « Je ... ferai presque ce que tu veux. »

J'étais désespérée mais pas au point de le laisser faire n'importe quoi. Mon poignet blessé commençait à lâcher et je ne tenais plus qu'à une main. Je commençais à être presque écartelée et ma cheville me faisait un mal de chien. J'évitais de croiser le regard d'Orion qui devait être assez satisfait. Je ne sais pas dans quoi je m'étais engagée mais tout ce que je voulais c'était me sortir de là. Le reste m'importait peu tant que j'étais en vie.

Résultat du premier lancé de dé : 5

Entre 1 et 3 : La plante s'étrangle à cause du sang noir et recrache momentanément la jambe prisonnière.
Entre 4 et 6 : Alkaia retente une dernière fois d'embrocher la plante avec son épée.

Résultat du deuxième lancé de dé : 4

1. Elle embroche la plante et celle-ci la relâche donc.
2. Elle embroche la plante mais ne la recrache pas.
3. Elle embroche la plante et transperce sa propre jambe en même temps.

4. Elle rate son coup.
5. Elle rate son coup et la racine commence à lâcher.
6. Elle rate son coup et la plante, furieuse, active son travail.

 
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Orion


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Mar 16 Mai - 23:08

"Ah, que tu es belle quand tu es énervée, Alkaia !"

Orion s'était bien amusé à faire sortir des gonds Alkaia, c'était un petit jeu amusant, mais qui n'allait pas durer. Les provocations étaient allées bon train, il avait ri, mais il devait maintenant agir. Il avait alors tiré sur les aisselles d'Alkaia, d'abord tranquillement pour ne pas déboiter ses épaules, puis un peu plus fort quand il ressentit une véritable résistance. Il fut surpris de ne pas parvenir à la retirer de là, normalement ces plantes avaient certes de la force mais n'étaient pas non plus des murs de pierre ! Avec ses bras puissants, il aurait normalement dû la tracter assez pour la sortir de là.

Sauf qu'il eut la véritable surprise de non seulement rater son coup, mais en plus d'empirer les choses ! Complètement ahuri, il vit la racine tirer encore plus Alkaia, jusqu'à mener le mollet de la jeune femme dans l'antre plein de suc du putain de végétal incriminé. Sidéré, même ! Il crut paniquer pendant quelques secondes. Surtout lorsqu'Alkaia tenta de prendre les choses en mains en tentant d'embrocher la plante carnivore. Elle échoua encore... Elle explosa totalement, le suppliant de l'aider, allant jusqu'à dit qu'elle ferait presque tout ce qu'Orion voudrait. Bon, elle n'avait pas besoin de le dire, il l'aurait fait... Néanmoins, il n'était pas fou... Enfin, si il l'était, mais on ne se changeait pas : il nota la promesse dans un coin de sa tête.

Cependant, Orion ne plaisantait plus, et s'il avait été un peu moins un connard, peut être même qu'il aurait regretté d'avoir attendu autant pour agir. Alors, il se mit en action : il chopa la corde qui était accrochée à sa ceinture - on ne savait jamais quand on pouvait avoir besoin de grimper - et attrapa celle-ci à environ cinquante centimètres de la boule en pierre qui servait de poids à son extrémité. Il garda une main pour garder Alkaia vers lui, il ne fallait pas qu'elle continue à se faire avaler...

Il fit alors tournoyer la pierre au dessus de sa tête, tout en tenant entre ses dents l'autre bout de la corde. Et enfin, il envoya la pierre de façon circulaire vers un tronc d'arbre qui avait l'air solide. Les lois de la physique se chargèrent de faire revenir la pierre autour du tronc, pour ensuite s'enrouler autour de la corde. Orion tira dessus pour vérifier la solidité, puis tendit l'autre bout à Alkaia :

"Tient toi à ça, dans même pas une minute, c'est fini. Allez !"

Une fois assuré qu'elle était accrochée du mieux qu'elle pouvait à cette corde, la tenant au moins là où elle était, Orion courut vers la plante carnivore tout en dégainant son épée. Il grimpa dessus, même si elle était un peu haute - l'adrénaline pouvait faire de véritables miracles ! Et enfin, il arriva au niveau de la "bouche". Il pria quelques secondes pour que le pied de la jeune femme ne soit pas brûlé par les sucs grastriques... Lui-même avait son pied enlaidi par une cicatrice datant de quand il avait réussi à fuir cet incendie criminel qui l'avait sauvé tout en manquant de le tuer...

Alors, une fois en équilibre sur ce monstre de la nature, Orion planta son épée dans sa chair, jusqu'à trouver la "gorge" d'où sortait la racine qui tenait Alkaia prisonnière. Lorsqu'il sentit par épée interposée qu'il y était parvenu, il découpa cette fichue langue qui retenait la jambe. Et cela une fois fait, Alkaia devait ne plus ressentir la traction.

"Ne lache pas la corde ! La plante te tient encore, attend moi !"


Il descendit alors tout aussi prestement de là, et chopa Alkaia à la taille pour la tirer à nouveau : sans cette langue pour la retenir, c'était bon, il l'avait dans ses bras, et presque sans effort. Mais il préféra ne pas prendre plus de risque : tout en la gardant sur lui pour lui éviter de toucher le sol, il s'éloigna immédiatement. Il parcourut trois mètres avant de la poser, pour ensuite la regarder dans les yeux, un pli soucieux sur le front :

"Ta jambe, tu la sens ? Des fourmis, des picotements, quelque chose ?"


Il devait pouvoir agir tout de suite, mais pas sans savoir quelles étaient ses sensations. A vrai dire, il s'inquiétait surtout pour le flux sanguin. C'était de vraies plaies, les plantes carnivores et, si ça n'avait pas de venin, ça pouvait faire une sacrée pression sur la jambe, pouvant couper la circulation du sang. Et il n'avait pratiquement aucun matériel sur lui ! Alors il parait au plus pressé.
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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Mer 17 Mai - 16:38

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« Je suis une survivante. Je ne vais pas renoncer. Je ne vais pas m'arrêter. Je vais travailler plus dur. Je suis une survivante. Je vais le faire. Je suis une survivante. Et continuerai à survivre. »


Je sentais qu'il avait apprécié m'emmerder. C'est un de nos points communs : nous aimons nous emmerder. Et je le lui rendais bien. Je secouais la tête en levant les yeux au ciel. A vrai dire, je ne voyais aucune solution pour m'en sortir. J'avais essayé deux fois d'embrocher cette satané plante, et par deux fois, j'avais échoué. Je sais que je devrais garder mon calme entoute circonstance, mais là je ne pouvais plus. Avec cette course poursuite, la chute et maintenant la plante, je saturais. Pas Orion, qui lui, était sain et sauf.

Il ne répondit pas à mes supplications, mais je savais que ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Quand on croit qu'il ne fait pas attention, c'est souvent une erreur. Néanmoins, je cru déceler une lueur de panique chez le guérisseur. Tiens tiens, la plante n'était plus tout à fait inoffensive, hein ? J'avoue, j'appréciais le voir galérer un peu plus que d'ordinaire. J'en oublierais presque ma position instable. Soudain, il s'activa. Il semblait avoir un plan pour me sortir de là. Enfin ! Si je pouvais, je trépignerais d'impatience mais voilà, je ne sais pas combien de temps j'allais encore tenir. Je l'observais prendre une corde à laquelle se trouvait un poids. Je ne comprenais pas encore ce qu'il faisait, mais ça viendrait. Je vis la corder tournoyer et finir enroulée sur une branche. Pendant tout ce processus, Orion me tenait. Ah, finalement, il ne tenait pas à ce que je finisse dans la plante ...

Il me passa la corde, me demandant de me tenir à elle. Et que ce serait bientôt fini. Je poussais un soupir de soulagement. Si seulement il avait fait ça plus tôt ... J'enroulais la corde autour de ma main la plus valide tout en ne lâchant pas encore la racine. On ne savait jamais. Puis, je ne vis plus Orion. Je l'entendais derrière moi. En jetant un coup d’œil, je le vis sur la plante et fronçais les sourcils. Que fichait-il la dessus ? Puis je compris. Il transperça la plante jusqu'à découper ce qui me retenait. Je le sentais, parce que je n'étais plus attirée vers cette fichue plante. Je failli tout relâcher, de soulagement, mais me retins à la dernière seconde ? Je n'étais pas encore sauvée. Mon mollet était encore piégé à l'intérieur. Orion m'ordonna de ne pas lâcher la corde et de l'attendre. Je n'avais rien d'autre de mieux à faire de toute façon ! J'hochais la tête pour signifier que j'avais compris. Je vis réapparaître Orion qui s’empressa de me soulever. Ma jambe se retira en même temps, sans qu'on ne la retienne. Je ne sais pas pourquoi, mais je m'accrochais à Orion, comme si j'allais tomber une fois de plus. Il s'éloigna rapidement avant de me poser à terre. Enfin la terre ferme !

Je me mis à respirer calmement tandis qu'il me demandait si je sentais ma jambe, ou si je sentais quoique ce soit. Je vérifiais prudemment. Je pouvais bouger mes orteils, et mis à part la douleur de la morsure (pouvait-on dire ça d'une plante ?), ma jambe était encore en état de marche. Il y avait juste du sang noir qui s'échappait. Je ramenais mon poignet blessé sur mon ventre.

« On dirait que la plante n'a pas apprécié mon sang ... » Dis-je, tentant de dédramatiser la situation. Je me dépêchais de répondre avant que me guérisseur ne s'impatiente. « J'ai juste mal là où ce truc m'a mordu. Sinon, je sens ma jambe et je n'ai pas de picotements. »

J'étais épuisée. Trop de tension et d'adrénaline. Je jetais un œil à Orion qui semblait soucieux. Il pouvait être un connard, il était néanmoins un bon guérisseur, je pouvais m'en remettre à lui.

Soudain, j'ouvris les yeux pour me rendre compte véritablement d'où on était. Nous étions très loin dans la forêt. Orion était visiblement fort en endurance, il fallait que je lui accorde ça. Et que je le retienne ! J'étais à présent soucieuse.

« On ne devrait pas rester là. L'odeur de mon sang risque d'attirer des prédateurs ... »

Je ne tenais pas à me battre maintenant. Bien que si j'étais obligée, je l'aurais fait. Têtue, et avant même qu'il tente de me dissuader, j'essayais de me remettre debout. Je pus m'appuyer sur un arbre, mais mon pied me lançais si je tentais de la poser à terre. Fais chier. Je dois pouvoir marcher.

Je ne savais pas si c'était bon ou pas de me lever, mais une blessure ne m'avait jamais freinée. Alors avant qu'Orion émette un avis négatif -ce qu'il fera de toute façon-, je pris appuis de ma bonne main sur son épaule.

« Tu m'aides ? »

Demandais-je simplement. Sinon, je me débrouillerais. Qu'allait-il faire ? M'empêcher de bouger ? Il allait devoir m'attacher, parce qu'il savait pertinemment que je n'en ferais qu'à ma tête, comme toujours.

 
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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Jeu 18 Mai - 15:10

Orion eut un petit rire lorsqu’Alkaia tenta de dédramatiser la situation, mais au moins, rien d’étrange pour la jambe. Juste la blessure, qui n’était pas trop énorme… C’était déjà ça. Alors, il décida de faire avec les moyens du bord, il déchira un bout de son haut, qui avait l’avantage d’être en coton, puis récupéra sa gourde à la hanche, tout en se souvenant de sa corde qu’il avait abandonné à l’arbre. Tant pis. Il avait autre chose à faire… Et cette gourde, ce n’était pas de l’eau qu’il y avait dedans, c’était son fameux alcool brassé maison, l’eau étant dans l’autre gourde. Et il préférait de toute façon en garder au cas où… L’alcool allait servir pour désinfecter rapidement la jambe :

« Bon, serre les dents et crie pas trop fort, ça va piquer. »


Puis, sans autre forme de procès, il versa l’alcool sur la jambe d’Alkaia, tout en épongeant le sang et les saletés avec le tissu déchiré. Et quand ce fut fait, il essora la compresse improvisée et l’installa tout autour de la blessure qui saignait. Enfin, il tâta rapidement le poignet, mais ce n’était pas urgent, ça pouvait attendre d’arriver à son propre sac – si tant est que personne ne l’avait volé. Une fois son examen sommaire effectué, Orion croisa le regard d’Alkaia, qui disait qu’il ne fallait pas rester, car son sang risquait d’attirer des prédateurs. Elle avait raison…

« Certes. Allez, on s’en va. »

Orion comptait prendre Alkaia sur son dos pour pouvoir la sortir de la forêt le plus vite possible. Ils avaient couru au max de leur vitesse pendant peut être… 20 minutes ? 30, pas plus. Si vraiment elle devait boiter tout en marchant sur un terrain inégal, ils mettraient toute la journée à rentrer. Mais si madame tenait tant à croiser les loups… Orion lui, sans être un lâche, connaissait ses chances face à des prédateurs, alors qu’il venait de faire un long voyage et un véritable sprint dans la forêt, sans parler de sa chute. Alors très honnêtement, lorsqu’elle lui demanda de l’aider, il eut un air vraiment narquois.

« Bon, je suis pas chaud pour te laisser marcher, mais si tu tiens tellement à le faire, je te laisse ici. Alors tu choisis. On mettra des heures à retourner au village à ton allure et… »


Orion tendit soudainement l’oreille. Au loin, il entendit une meute de loup. Et dans sa tête, ça ne fit d’un tour. Ils n’étaient pas tellement proches, il n’était même pas certain d’avoir été repérés. Mais un loup, c’était sacrément vicieux comme bête, et il n’avait pas la moindre envie de risquer sa vie comme ça. Et d’un autre côté, Alkaia était blessée et même s’il venait de dire qu’il allait la laisser, il avait un minimum d’honneur. Alors, que faire ? Partir comme s’il avait le diable aux trousses – ce qui était quelque part un peu le cas – ou bien risquer sa vie pour les sauver tous les deux ? Tout en sachant que madame était une Yazhukru très fière, et parfois même arrogante. Jamais elle n’allait se laisser porter comme un sac à farine, et il n’avait vraiment pas envie de la laisser là. Il eut un petit bruit énervé.

« Argh, femme ! Voilà pourquoi je suis veuf ! »


Il alla rapidement récupérer sa corde, et par surprise l’enroula autour d’Alkaia afin de l’entraver le plus possible. Et une fois celle-ci solidement enroulée, il se baissa afin de la faire basculer sur son épaule. Le bras lui tenant les jambes, au moins, elle ne devait pas risquer de tomber. En espérant qu’elle gigote pas trop, car s’il faisait attention à ne pas trop appuyer sur sa jambe blessée, il ne garantissait pas de réussir si elle jouait au poisson tout juste péché.

« Tu fais gaffe, et surtout, pour une fois, met la en veilleuse, on risque de faire une mauvaise rencontre. »


Puis, une fois certain qu’elle était bien calée sur son épaule, Orion démarra progressivement sa course, afin de voir à quelle vitesse il pouvait aller sans risquer de s’écrouler de fatigue au bout de dix minutes. Et il se lança réellement le plus vite qu’il pouvait.

« Ca va, derrière ?! »


Orion ne pouvait malgré tout pas s’empêcher de rire d’Alkaia, qui ne devait vraiment pas être jouasse.
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Alkaia


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Ven 19 Mai - 0:54

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Always there when he's not expected
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« La vérité, c’est qu’aucun de nous ne décide du temps qui lui est donné sur cette terre. Nous pouvons seulement choisir la vie que nous menons pendant ce temps. »


J'avais réussi à faire rire Orion. Bon, c'était un petit rire de rien du tout, mais il semblait avoir oublié toute sa colère. Comme quoi, la course, c'était pas une si mauvaise idée, finalement. Je le regarde alors se mettre au travail et déchirer un bout de son haut. Il déchire une bonne partie parce que je peux voir un bout de son torse. Je l'observe un instant avant de revenir sur ce qu'il était en train de faire. Il avait saisit sa gourde avant de m’annoncer que ça allait piqué, qu'il ne fallait pas que je crie. Haussant les yeux au ciel, je ne pus m'empêcher de répondre.

« Tu me prends pour qui ? »

Dis-je, vexée. Non mais sérieusement. Quel grounder hurlait pour une si petite blessure ?  Je tressaillis quand Orion versa le liquide sur ma blessure mais rien de plus. J'observais les alentours, m'attendant presque à voir des prédateurs mais non. Pour l'instant, nous avions de la chance. Je l'observais faire un bandage après avoir épongé le sang. Je n'étais pas dégoutée par le sang, mais ça saignait pas mal. Espérons que l'alcool désinfecte bien la blessure. Aucune envie que ça se complique. Il observa aussi mon poignet mais devait juger qye ce n'était pas trop grave parce qu'il laissa cette blessure de côté. Il est vrai qu'il y avait plus de sang séché qu'autre chose. Je voyais bien qu'Orion savait ce qu'il faisait. Ses gestes étaient précis, son regard concentré et pour une fois, il ne râlait pas (ou ne me lançait pas ses regards dont il avait le secret).

Il était néanmoins d'accord sur le fait qu'il fallait s'en aller. J'avais demandé son aide et je pensais qu'il comprendrait la subtilité mais non. Monsieur pensait que j'allais marcher. Un guérisseur aveugle, voilà ce qu'il était ! Je levais à nouveau les yeux au ciel en poussant un soupir. Mon allure et mon pied t'emmerdent.

« Oh, Orion, je pensais que tu serais plus chevaleresque que ça ! » C'était ironique et j'avoue, un brin moqueur. « Je ne pensais pas marcher. Je pensais plutôt à ce que tu me portes. »

Je n'avais nullement honte de le lui demander. On avait passé les situations de gène, tous les deux. On se disputait de temps en temps, on s'engueulait, on se cherchait, mais la gène ne faisait plus vraiment partie de notre quotidien. Soudain, j'entends les hurlements d'une meute de loup. Quand je disais que mon sang pouvait attirer des prédateurs, je ne le pensais pas vraiment ... Je vis le regard d'Orion paniquer quelques secondes. Je sais qu'il pourrait m'abandonner. Il pourrait sauver sa vie. Quant à moi, je me battrais sûrement. Ce n'était pas la mort que j'avais espérée, mais bon, si je pouvais avoir quelques loups avec moi ... Je sursautais quand j'entendis le guérisseur s'énerver et dire qu'il n'était pas veuf pour rien. Je ne pus pas m'empêcher d'en rajouter.

« T'es veuf parce que tu as un caractère de cochon, c'est tout. »

Dis-je avec un grand sourire dans le but de l'emmerder un peu. J'avoue, il est de bonne humeur, je pouvais l'embêter un petit peu. Quand il s'énervera, ça deviendra un peu plus risqué mais néanmoins très intéressant. J'adorais le faire sortir de ses gonds comme il aimait aussi me faire sortir de mes gonds. C'est un petit jeu que j'appréciais particulièrement. Lui aussi, mais il s'en lassait plus vite. Il récupéra sa corde et s'approcha de moi. Je fronçais les sourcils en le voyant arriver. Il allait faire une connerie à coup sûr. C'est alors qu'il se mit à enrouler la corde autour de moi, serrant assez fort. Qu'est-ce qu'il comptait faire ? S'il voulait m'attacher, il aurait pu le faire à un autre moment ...

Mes mains étaient solidement maintenue contre mon corps, je ne pouvais plus bouger. J'avais l'impression d'être un putain de saucisson.

« Qu'est-ce que tu f- ... » Quand il s'abaissa et me souleva, je poussais un cri de surprise. « Non ! Tu peux pas me porter comme ça ! »

Heureusement que je n'étais pas enceinte ... Je tentais de lui donner un coup de pied (j'avoue, je n'étais pas du tout heureuse) mais je pouvais presque pas bouger. Je suis sûre qu'il avait pensé à ça. Il me conseilla de me taire. De la mettre en veilleuse qu'il disait.

« J'suis pas un putain de saucisson ... »

Me contentais-je de marmonner, assez fort pour qu'il l'entende. Je me sentais trop entravée. Je ne pouvais pas bouger, et s'il arrivait le moindre problème à Orion, je ne pourrais rien faire. Je détestais cette situation. Par contre, j'avais une belle vue. Si j'avais mes mains de libre ... Non, rien. Puis il se mit à courir, à une allure soutenue et j'étais bien ballottée. Pas confortable du tout. Orion me demanda si ça allait. Il riait. J'étais saucissonnée et lui il riait. Pourquoi je m'étonnais encore ... Passablement vexée, je lui répondis quand même.

« Je t'emmerde. »

C'était une réponse comme une autre, ceci dit. Si j'avais pu croiser les bras, je l'aurais fait. Le reste du trajet se passa dans le silence. Lui qui courait, moi qui râlait. Après plusieurs minutes (heures ? On aurait dit des heures !), je remarquais que rien ne nous poursuivait. Il fallait qu'Orion se repose, il ne tiendrait jamais jusque chez moi -l'âge, voyez ...-. Je reconnaissais cette partie de la forêt. Il y avait une grotte non loin. Je ne l'informais pas que rien ne nous suivait, je le laissais courir encore un peu. C'était jouissif de l'emmerder. Au bout de cinq minutes supplémentaires et inutiles, je décidais de l'informer.

« Rien ne nous suit. Il y a une grotte pas loin, on peut peut-être aller s'y reposer. Enfin, surtout toi. » J'avais pas le droit de gigoter ... Mais il m'avait pas bâillonnée, je pouvais donc continuer à lancer mes piques. « Il y a une grotte sur la gauche. » Je ne précisais pas tout de suite quelle gauche. « ... L'autre gauche ! Ma gauche quoi ... »

J'affichais un sourire vainqueur. Même ligotée je pouvais le faire tourner en bourrique. Nous arrivions devant la grotte. Elle n'était plus habitée par un animal depuis longtemps. Elle servait d'abris et était relativement isolée. Nous serions tranquille. Ce pourrait être à double tranchant, mais je pense que je ne saurais plus fuir aujourd'hui, de toute façon. Je priais pour qu'il me dépose, me détache et fasse un bon feu. L'adrénaline redescendait petit à petit, je ne tenais pas à grelotter de froid bêtement.

 
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Orion


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Ven 19 Mai - 22:25

Lorsqu'Orion parla du fait d'être veuf, il entendit Alkaia déclarer qu'il avait un caractère de cochon. Oh si elle savait ce qu'il avait fait pour justement être veuf. Alkaia n'était pas au courant, de même que le reste du monde en réalité, qu'il avait "aidé" son épouse à mourir. Heureusement que personne ne le savait... Il n'aurait pas été là pour en parler. Car il savait que si ce meurtre était parfaitement justifié dans sa tête, il n'en serait pas de même pour les autres... Son épouse s'était alors, aux yeux de tous, suicidée peu après la naissance de son fils, après s'être planté un couteau dans le coeur. Cependant, il ne put pas s'empêcher d'ajouter d'un ton assez mystérieux :

"Tu ne sais même pas à quel point..."


Mais Orion était de bonne humeur, alors il n'avait rien fait de plus que décider "d'obéir à ses désirs" d'être portée sur le retour. Alkaia pouvait se montrer téméraire lorsqu'Orion était moins énervé, moins menaçant. C'était la fougue de la jeunesse, elle était prête à tester toutes les limites jusqu'à qu'il finisse par montrer les dents - au sens propre comme au figuré. Mais très honnêtement, est-ce qu'il ferait tout ça pour elle s'il n'appréciait pas son caractère de cochon ? Mais il avait eu un sourire narquois quand elle avait dit qu'il préférait qu'il la porte. Certes. Mais il préférait l'attacher, histoire qu'elle bouge pas. Bouger, c'était du poids supplémentaire, et lui n'avait pas besoin de tester ses limites.

Et très honnêtement, l'entendre râler de ne pas être un saucisson, c'était bien quand même. C'était même drôle ! D'autant plus qu'Orion était particulièrement friand du saucisson, très pratique en voyage. Et elle disait qu'il ne pouvait pas la porter comme ça ? Oh tient...

"Oh, si je peux, et regarde moi bien, je vais le faire !"


Ah, elle se débattait quand même ! Heureusement elle finit par se calmer, et par accepter sa situation. Si elle n'avait pas été ligotée, sérieusement, aurait-elle été aussi conciliante ? Et puis même, au moins comme ça elle était plus maniable. Et pas de risque qu'il se fasse tripoter en pleine course, il la connaissait quand même.

Tandis qu'il avançait, Orion regardait autour de lui, cherchant à voir s'il pouvait avoir de quoi soigner Alkaia sans avoir à aller jusqu'à Cyston. Au bout d'un moment, il se sentait un peu fatigué, il avait vraiment des kilomètres dans les jambes et il n'était pas infaillible, mais il continuait, pas certain d'être suivi par la meute entendue plus tôt. Il comptait un peu sur Alkaia pour gérer leurs arrières.

Au bout d'un long moment, tandis qu'il commençait à avoir le souffle un peu rauque, il entendit Alkaia lui préciser que rien ne les suivait. Il eut un moment de soulagement tout de même. Même si franchement, il n'appréciait pas masse le "surtout toi" de la jeune femme, qu'est-ce que cela signifiait ? Quelle ingrate ! Si elle préférait marcher toute seule, qu'elle se débrouille, lui il pourrait rentrer au plus vite. Alors, il ne dit rien, et attendit les directives, et alla à gauche, comme elle disait. Sauf que... C'était l'autre gauche.

"Mais précise, Femme ! C'est moi que tu guides, adapte toi !"


Il était vraiment fatigué, et fut pas mécontent lorsqu'il vit enfin l'entrée de la grotte, un peu dissimulée derrière du feuillage. Il était même ravi, car la nuit allait tomber, et ce n'était clairement pas le moment d'être dans la forêt, avec une infirme et lui épuisé. Alors il déposa à terre Alkaia, et lui retira vaguement ses liens, qu'elle se débrouille pour le reste, puis il regarda les alentours pour vérifier que la grotte était vide. Il ne voulait pas tomber nez à nez avec un bestiau sans armes à la main... Il récupéra alors son épée, et se mit en garde, avançant tranquillement, sans se presser. Puis, une fois qu'il fut assuré que tout allait bien, il rengaina son arme pour retourner vers Alkaia. Il la remercia du bout des lèvres, puis l'attrapa, posant le bras de la jeune femme derrière son cou, puis positionnant ses propres bras derrière sous ses aisselles et ses genoux.

Une fois qu'elle fut calée dans ses bras, il l'emmena à l'intérieur, et il la sentit un peu tremblante. Hé bien, voilà que l'adrénaline tombait, en même temps que la nuit... Et puis elle était de Tikru. Ils avaient des températures bien plus élevées en ville qu'en forêt et, quoi qu'elle en dise, elle n'y passait pas tellement de temps que ça, occupée à ses devoirs de gona et de Yazhukru. Lui, à Azgeda, il avait droit à quelques unes des pires températures, il avait presque trop chaud ici.

"Hé bien, ne tremble pas comme ça. Prend mon manteau, je vais chercher de quoi nous réchauffer, manger un peu, et peut être de quoi te soigner. Essaye de marcher un peu, histoire de pas garder le mauvais sang. Et dégaine ton arme, on sait jamais."

Il retira son manteau, et le lui donna. Hé, ça servait à rien de l'avoir sortie de là et de l'avoir portée si c'était pour qu'elle clamse à cause du froid hein ! Puis, avec un dernier sourire narquois, il ressortit de là en courant, pour attraper du bois pour faire le feu, et pour trouver de quoi manger et soigner. Il devait en avoir pour une vingtaine de minutes, mais il n'aimait pas l'idée de la laisser seule trop longtemps, alors il puisa un peu dans ses forces pour ramasser des fruits, quelques noix - pas hallucinogènes cette fois-ci, les siennes étaient bien en sécurité dans son manteau - et aussi quelques algues qui poussaient au bord d'un ru d'eau. Il en profita même pour remplir sa gourde d'eau déjà entamée.

Pas de viande, mais au moins ces fruits étaient bien nourrissants, ça lui suffirait pour passer la nuit. Même s'il eut une pensée pour son sac qui était plein de provision... Heureusement qu'il portait toujours sa monnaie dans une bourse accrochée à sa hanche, il aurait été capable de courir encore plus vite pour aller chercher son pognon. Hé, ça servait toujours, ces trucs là ! Mais il n'y avait rien qu'il pourrait ravoir par la suite.

Au moins, il avait ce qu'il fallait, et lorsqu'il revint, un peu essouflé, il jeta un regard à Alkaia pour vérifier qu'elle n'était pas trop somnolente. Puis il déposa le bois pour ensuite créer le feu. Il n'avait rien pour l'aider, alors c'était la technique de la friction... Il créa un arc avec un bois un peu souple et un lacet de chanvre, puis bloqua un autre bois dans un noeud au milieu de cet arc. Et ensuite, il fit tourner le bois sur un autre, pour créer du feu. Et au bout d'un quinze bonnes minutes à pester, il finit par y arriver. Ses pierres étaient dans son sac ! Tsss...

Puis, une fois le feu fait, il se permit de se reposer un peu. Il s'adossa complètement contre une paroi de la grotte, et enfin, il souffla.

"Hé bah, tu m'as bien fait cavaler. Donne moi mes noix de Jobi, tu sais à quoi ça ressemble maintenant, c'est dans la poche droite. La tienne, de droite hein."


Il tendit la main pour avoir ses noisettes, il en avait bien besoin pour se requinquer.
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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Dim 21 Mai - 0:05

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« C'est à la fois quelque chose de très fort et d'inévitable. Ce qui l'étonne d'ailleurs ce n'est pas que ce soit aussi fort, mais que ce soit aussi inévitable. »


Il m'avait dit que je ne savais pas à quel point il avait un caractère de cochon. Pourtant, je croyais le savoir. Il était parfois vraiment mal luné. Était-il possible que je n'ai vu qu'une petite partie de son caractère, en 8 ans de 'relation' ? Mon instinct me disait que c'était tout à fait possible. Que Orion était beaucoup trop complexe pour le comprendre en une seule vie. Quoique, il ne m'a pas fallu longtemps pour comprendre certaines choses. Et surtout, comment lui casser les pieds. J'étais devenue une spécialiste. J'en payais souvent les frais, mais c'était bien trop drôle pour ne pas recommencer. Jusqu'au jour où il me fera plus mal que les fois précédentes. A croire que je n'apprends jamais mes leçons.

Je pensais à ça pendant qu'il me portait comme un vulgaire saucisson. Il me le payera. Il m'énervait à me porter comme ça. Depuis notre première rencontre jusqu'à aujourd'hui, il m'avait toujours portée comme ça (ou presque) et ça m’insupportais au plus haut point. Du coup, je râlais. Il ne verrait pas la différence, je râlais toujours beaucoup en sa présence. Je ne sais pas comme cela se faisait-il qu'on se supportait autant. Disons que nous avions chacun des intérêts. Surtout lui. Alors supporter le mauvais caractère de l'autre n'était qu'une formalité.

Quand je lui avais dit qu'il y avait une grotte à gauche sans préciser tout de suite la direction, il se mit à râler. Si je pouvais, je lui donnerais un coup. Je détestais quand il m'appelait comme ça. Je n'étais pas une simple femme qu'il prenait dans son lit parce qu'il en avait envie sur le moment. J'étais autre chose mais certainement pas une simple femme et j'allais lui faire savoir. Gentiment.

« La femme a un prénom, figure toi, et t'es prié de l'utiliser. »

Non mais je vous jure ! Je me stoppais net dans ma tirade, de peur d'aller trop loin. Téméraire mais pas folle vous savez. Il était dans ses bons moments, je n'allais pas tout gâcher en l'insultant. Surtout que j'aurais pu aller loin. Imaginez qu'il me laisse dans la forêt, seule, attachée avec cette corde et l'odeur du sang. Je ne survivrais pas longtemps. Quoiqu'il ne fallait pas me sous-estimer ! Ni que j'abandonne trop vite. Gustus serait vraiment furax s'il savait que je pensais comme ça. Il m'a toujours ordonné de vivre et de survivre. Et je l'avais toujours fait. Aujourd'hui ou demain ne serait pas différent.

Arrivés devant la grotte, il me déposa (et ne me jeta pas comme un vulgaire saucisson) avant d'empoigner son épée pour aller visiter la grotte. J'aurais pu lui dire que ce n'était pas nécessaire, mais effectivement, on était jamais trop prudent ! Je dus donc patienter là, devant, telle une infirme à attendre qu'il vérifie. Je détestais ça. Surtout qu'il m'avait partiellement défait mes liens, me laissant me débrouiller avec le reste. Je râlais sur cette foutue corde qui ne voulait pas se défaire. Finalement, après quelques secondes à pester, je pu enfin me libérer de cette corde. Je l'enroulais proprement avant de l'accrocher à ma ceinture. Je la donnerais à Orion plus tard.

Finalement, il revint me chercher. Je sus à son regard et à son merci presque arraché qu'il n'avait rien trouvé. Je haussais les épaules, comme si c'était normal. Ça l'était, après tout. Tiens, une nouvelle façon de me porter ! Celle-ci était moins douloureuse et beaucoup plus confortable pour moi -pour lui je n'en sais rien. Je passais une main derrière sa nuque pour ne pas trop me laisser aller. J'avais tout le loisir de le détailler à mon aise. Enfin presque. Il me déposa bien trop vite à mon goût. Je n'eus pas le loisir de le remercier quand il remarqua que je grelottais. Ce n'était pas bien grave, ça passerait. Le guérisseur me proposa de prendre son manteau, ce que je ne pus refuser. D'abord, il m'aurait pas laissé faire, ensuite, j'en avais vraiment besoin.

Il m'informa qu'il allait chercher de quoi manger, de quoi nous réchauffer et de quoi me soigner. Je devais aussi marcher un peu et surtout dégainer mon arme. Que croyait-il ? Que je l'attendais pour le faire ? Je levais les yeux en l'air.

« Je ne suis pas idiote ... Je sais encore me défendre. »

Oui, même avec ma blessure. Je ferai abstraction de celle-ci, comme je l'ai toujours fait. Comme on doit le faire, comme on nous l'apprend. Je me redressais, regardant Orion et son drôle de sourire sortir de la grotte.

J'étais à présent seule dans cette grotte. J'observais mon pied, ma cheville, le bandage. C'était vraiment con. Si je n'avais pas fuit, rien de tout ça ne serait arrivé. Bon, j'aurais ramassé des coups, mais qu'est-ce qui était le mieux ? Les coups ou la plante ? Je ne dus pas réfléchir longtemps pour savoir qu'aucun des deux n'était la bonne solution. Il ne devrait pas me traiter comme sa propriété. Ce n'était pas sain, ni pour lui, ni pour moi. Mais nous avions trouvé ce semblant de relation pas du tout logique qui nous caractérisait bien, et surtout, qui nous convenait. M’agrippant à cette drôle de vérité, je tentais de poser mon pied à terre. Une douleur me lança dans la jambe mais je tentais de faire abstraction. Jusqu'à ce que je réussisse à poser ce fichu pied par terre. Jusqu'à ce que j'avance, boitillant, pas très sûre de moi. J'avais très envie de frapper quelque chose. Je détestais être diminuée comme ça.

Alors je dégainais mon arme tout en continuant de marcher. Marcher me faisait du bien. Mes muscles étaient moins endoloris, et semblaient se décontracter. Bientôt, je pus poser mon peid sans trop grimacer. J'étirais la jambe blessée, un tout petit peu. Je me sentais un peu moins gauche que tout à l'heure. Je regardais le manteau d'Orion qui était trop grand pour moi. Je sentais un poids dans une de ces poches et je ne me gênais pas pour regarder ce qu'il y avait dedans. Je plongeais ma main dans la poche pour en ressortir ... les noix. Il ne pouvait donc pas s'en passer ! Remettant son précieux trésor en place (si j'osais les cacher, ça aurait été ma fête !), je continuais de faire les cents pas. Et de me demander quand est-ce qu'il allait revenir. Je me demandais si je n'aurais pas du lui demander d'aller jusque chez moi. Cependant, il fallait voir la vérité en face : nous étions fatigués, surtout lui qui avait plus marché que moi. Alors, la grotte semblait être un bon endroit pour s'arrêter pour la nuit. Ce ne serait pas très confortable, mais qu'importe. Nous étions sains et saufs.

Je sursautais presque quand il revint, chargé de provision et de bois. Je rengainais mon arme avant de m'approcher de lui. Il s'énervait pour allumer le feu, je ne le dérangeais donc pas. Et moi, pendant ce temps là, je continuais de marcher, habituant ma cheville à cette douleur. Bientôt, je ne la sentirais plus. Perdue dans mes pensées, je ne remarquais pas tout de suite qu'il avait réussit à faire du feu. Tandis qu'il s'adossait à la paroi, je m'approchais du feu pour me réchauffer puis me rapprochais d'Orion pour m'asseoir à côté de lui. Apparemment, je l'aurais bien fait courir. Je ne pus m'empêcher de sourire, amusée. C'était beaucoup moins amusant sur le moment même, j'en conviens, mais là il semblait trop épuisé pour faire quoique ce soit.

« Je nous fais garder la forme, c'est pas plus mal ! »

Non ? Bon, peut-être pas. Mais au moins maintenant, j'étais au courant de son exceptionnelle endurance. Pas si mal pour son âge ! Il me demanda ensuite ses noisettes qui étaient apparemment dans sa poche droite. Il reprit ma blague avec la direction. Même pas drôle.

« Bien essayé, mais je ne confonds pas ma gauche de ma droite, moi ! »

Je fouillais ladite poche avant de sortir une noix. Je ne savais pas si j'avais envie de le voir manger ces choses là, après l'avoir vu l'autre fois ... Je lui tendis l'unique noisette dans ma main. Puis me décalais un peu pour ne plus être totalement contre la paroi, mais pas trop loin, de lui. J'utilisais deux de mes doigts pour les faire grimper, petit à petit, le long de son bras. Jusqu'à arriver sur l'épaule. Puis ma main le caressa jusqu'à la nuque cette fois. J'observais sa réaction du coin de l’œil. Je savais ce que je voulais et j'étais à peu près sûre qu'il devinerait ce que je voulais.

« Si tu veux les autres, il va falloir venir les chercher ... »

Je repoussais le manteau derrière moi, de sorte qu'il ne puisse pas les prendre en tendant le bras. Était-ce le lieu ? La nuit tombait, il n'y avait que le crépitement du feu et nous. Et j'adorais cette atmosphère. J'en oubliais presque ce qui s'était passé tout à l'heure avec le gona. Quand je l'avais auprès de moi, je savais que peu d'hommes pouvaient rivaliser. Ce n'était même pas de l'amour. C'était du désir.

 
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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Dim 21 Mai - 15:05

Orion aima ce sursaut que fit Alkaia à son retour, et il aima aussi quand elle déclara que s'il était fatigué, au moins elle leur permettait de garder la forme. Elle lui en dira tant ! Il rit alors, lui donnant une petite taloche sur la tête, rien de méchant, mais tout de même une taloche. Eh, il était fatigué, même plus certain d'en vouloir à Alkaia pour sa partie de jambe en l'air précédente. S'il n'avait pas eu à faire cette chute, à la sortir de cette saleté de plante carnivore, peut être qu'il aurait pu crier sur elle, peut être même la frapper comme il avait prévu de le faire. Mais là il était proprement engourdi de partout, même pas certain d'avoir la force de défendre la grotte si un animal passait par là. Enfin si... Il serait capable. Mais à quel prix !

Lorsqu'il demanda ses noisettes, tout en lui retournant sa saleté de plaisanterie sur le fait de confondre la droite ou la gauche, elle lui répondit à nouveau une bravade. Et là encore il rit, mais un peu moins. Il était claqué. Non vraiment, Alkaia avait été bien inspirée de se barrer en courant, ça lui avait sauvé son cul, à défaut d'en sortir indemne. Alors il tendit la main, puis attrapa l'unique noisette qu'elle lui donnait, pour la croquer directement. Ca lui donnerait un petit coup de peps. Mais il était seulement en train de la mâcher, qu'il sentit soudainement deux doigts marcher sur son bras. Il s'arrêta alors d'un coup, gardant la noix dans la bouche, fixant ces doigts qui avançaient.

Il finit par regarder Alkaia avec un regard en coin lorsqu'elle commença à carresser sa nuque. Il aimait ça, en plus, le Orion, il aimait qu'on lui touche cette zone qui était tout le temps tendue. Et il sentait bien que la jeune femme avait une idée derrière la tête, et pour ça, il voulait bien faire un petit effort, mais elle allait certainement pas obtenir tout de suite ce qu'elle voulait. Par contre, elle savait le motiver encore plus, en lui disant que si elle voulait ses autres noix, qu'il devrait aller les chercher. Il eut un sourire encore plus grand, finit d'avaler celle qu'il avait eue déjà, puis répondit un simple :

"Tu crois que je ne vais venir chercher que ça ?"


Elle avait repoussé le manteau, il ne pouvait plus l'atteindre en tendant le bras. Et puis il fallait dire que là, il s'en moquait pas trop mal. Il était même assez content, tient. S'il était venu, c'était bien pour ça, à la base. Cyston n'était pas non plus un endroit très touristique, et de toute façon, Orion trouvait bien qu'Azgedakru était le plus bel endroit que la terre portait. Et puis, quelque part, il appréciait l'ironie de la situation. Après tout, s'il avait couru après Alkaia, ce n'était pas pour garder la forme ou quelque chose dans le genre, c'était pour lui défoncer la gueule après l'avoir chopée en train de rouler une galoche d'après jambes en l'air à un bébé gona. Et là, c'était vers lui qu'elle se tournait avec un regard qui disait bien des choses. Notamment "prend moi".

C'était étonnant tout de même, cette propension qu'elle avait d'aller voir ailleurs alors qu'elle savait très bien que, régulièrement, son étalon passait dans le coin. Et cela l'énervait royalement, à un tel point qu'un début de colère revint poindre le bout de son nez. Ca l'énervait qu'un crétin puisse profiter d'elle, et la seule chose qui lui permettait de se calmer, c'était de savoir qu'Alkaia était dans une partie de son cycle qui était la moins propisce à la fécondation.

Vous devez vous demander comment Orion le savait ? Hé bien, il était guérisseur et, parfois, des couples venaient le voir pour obtenir une aide à la fécondation, avant de devoir faire appel aux Nthas. Il pouvait parfois arriver qu'il fasse des calculs précis basés sur les menstruations des femmes, et il le faisait presque inconsciemment avec Alkaia. Il la cotoyait depuis si longtemps, tellement longtemps qu'il ignorait depuis combien de temps exactement, que depuis, il connaissait chaque date de ses menstrues, dans lesquelles Alkaia avait l'avantage d'être réglée comme la Lune qui changeait de forme durant ses cycles.

Ainsi, s'il était dommage qu'Orion ne la féconde pas ce jour, au moins, l'autre ahuri ne le ferait pas non plus. Et ça, c'était un véritable soulagement. Tant pis pour Orion, ce sera pour la prochaine fois... Il faudra malgré tout qu'il pense à lui demander un jour s'il y avait eu du changement dans son cycle. Dans tous les cas, nous avions un Orion un petit peu plus détendu, juste un peu cynique.

"Alors comme ça, le branwada qui t'a culbutée tout à l'heure n'a pas été suffisant ?"


Branwada était une insulte, l'insulte suprême pour Orion, puisqu'elle signifiait qu'une personne était inutile, sans valeur. Ce qui était le cas pour le pauvre crétin qui avait touché à sa propriété. Il avait prévu de ne pas y toucher d'ailleurs, mais finalement, il avait bien en tête son visage et n'attendait qu'une seule chose, c'était de le croiser tout à fait fortuitement. Mais pour le moment, il avait autre chose à faire. C'était s'occuper de la femme qui était consciencieusement en train de le tripoter. Et il n'aimait pas cette distance entre eux, alors la tira des hanches de ses bras puissants pour la mettre à cheval sur lui, alors qu'il restait dans la même position. Hé, il était un peu fatigué, il avait couru, tandis qu'elle était restée bien à l'aise sur son épaule. Elle allait devoir donner du sien.

"C'est toi qui devra venir chercher ce que tu veux, princesse. Hé, je suis fatigué, tu devrais en profiter pour faire absolument tout ce que tu veux, non ?"

Tout en parlant, il avait cette espèce de sourire taquin qu'il aimait bien lui faire, et puis s'il était fatigué, ses mains pouvaient encore bouger. Alors, il décrocha tout ce qui était à sa ceinture - gourdes, bourse, épée qu'il posa à portée de main au cas où - et se mit un peu plus à l'aise. Bon, il s'attendait quand même à une douche froide de la part d'Alkaia, ce serait bien le genre de la maison ! Mais d'un autre côté, elle était bien trop lubrique pour qu'elle n'en aie pas envie aussi, et puis au pire, merde, il lui demanderait pas son avis ! Exactement comme avec Veronica, à la différence près qu'Alkaia était une proie bien plus glorieuse.

Il guida alors ses mains d'abord vers ses hanches, une partie de son anatomie qu'il aimait tout particulièrement, surtout lorsqu'elle se mettait à les onduler de façon lascive. Elle savait comment attirer le regard d'Orion avec cette partie de son corps, notamment son ventre qui portait les marques des efforts physiques qu'elle faisait pour être en forme, sous forme de ces petits carrés qu'il avait lui aussi, en bien plus renfoncés bien sûr. Il remonta son haut petit à petit, tandis que ses mains allaient à la rencontre de la première preuve de féminité de la jeune femme : sa poitrine fine, qui alliait la robustesse à la rondeur de la jeunesse. Ces deux fruits pleins lui rappelaient la première fois qu'il avait remarqué que la fillette ingrate était devenue une femme.

C'était il y avait bien... 8 années, non ? Elle était jeune, il se souvenait même plus de son âge, mais elle avait déjà tous les attributs que son épouse avait quand il l'avait choisie. Il se souvenait de son regard perpétuellement en colère, toujours déterminé, de la rage qu'elle mettait dans chacun de ses coups, et aussi de ses mouvements toujours empli de violence. C'était ça qui l'avait mis sur la voie. Et pourtant, malgré leur histoire qui avait mal commencé, malgré ce chantage qu'il lui faisait - peut être grâce ? Il en savait rien et s'en moquait bien à présent. Malgré tout cela, elle était venue dans sa couche, à lui, alors qu'elle avait plus l'âge de son fils. Et étrangement, depuis, ils ne s'étaient pas lâchés.

Pourquoi ?

Peut-être parce qu'elle avait toujours cette poitrine qui le rendait dingue lorsqu'elle le chevauchait, ou parce qu'elle savait y faire pour le faire sortir de ses gonds, ou peut être même parce qu'elle savait y faire pour l'emmener voler près de Krasme. Ou peut être même un mélange de tout cela. Dans tous les cas, il mena le haut de vêtement d'Alkaia à dépasser sa tête pour ensuite aller voler dans un coin de la grotte, on savait pas trop où. Puis, il admira un peu le spectacle. Ce corps, parcouru de quelques cicatrices prouvant la bravoure d'Alkaia, puis quelques blessures dûes à leur mésaventure de tout à l'heure. Mais pas que.

Encore cette poitrine qui le rendait déjà fou. Il tendit la main vers elle, la touchant presque timidement - n'allons pas trop vite, c'est tout, Orion était tout sauf timide ! Puis il la malaxa, avec plus de conviction, d'une main, tandis que l'autre prenait le poignet intact d'Alkaia pour la tirer un peu vers lui. Et lorsqu'elle fut assez proche, il approcha son visage du sien, pour chuchoter, ses lèvres contre les siennes :

"Il me semblait bien que j'étais venu pour quelque chose... Quelle bonne idée cette grotte, non ?"


Puis il mordit la lèvre d'Alkaia, jusqu'au sang, avant de lécher la blessure. C'était bien connu qu'à Azgeda, ils étaient friands de ce liquide carmin, et même qu'il n'était pas rare de le voir lors d'une communion des corps. Surtout qu'Orion croyait dur comme fer au pouvoir du sang, et qu'il était de notoriété publique que le partage de ce fluide permettait de guérir. C'était normalement entre couple marié que ça se faisait, mais très franchement, huit ans de relation, parsemé d'embuches, avec ce qu'ils avaient vécu, un artheüs aurait été une simple formalité - même un zorpha aurait été adapté, puisque cet artheüs était la simple union des corps, ne mettant aucun amour en jeu.

Mais il n'y pensait pas vraiment, pas le temps, il embrassait Alkaia, dans cet échange de fluide, dans cette passion qui caractérisait leur désir commun, et il avait même commencé à détacher le pantalon d'Alkaia, pressé d'aller voir comment ça se passait du côté de sa moiteur. Bon d'accord, il était subitement un peu pressé.

"Eh, tu vas pas me laisser habillé alors que tu es déjà à tous les vents, si ?"

Il glissa alors sa main à l'ouverture de son vêtement, abandonnant la poitrine, pour aller voir du côté des autres lèvres - nettement plus intéressantes - si tout allait bien. Et vu l'humidité qu'il y rencontra, de toute évidence, elle était en pleine forme, et cela le ravit tant que sa propre intimité se leva à son tour. Il attendit alors qu'Alkaia fasse son propre travail - hé, il avait bien entamé les hostilités.
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Alkaia


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Lun 22 Mai - 1:51

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Always there when he's not expected
Orion & Alkaia

« Oh l'attachement humain déclame-t-elle en imitant la voix de l'actrice Helen Mirren, le terrible attachement humain, c'est inouï ce qu'il peut nous coûter ! »


Je n'avais rien dit quand m'avait tapé sur la tête. Je n'ai même pas protesté. J'avais juste secoué la tête. Il riait, je n'allais quand même pas le fâcher maintenant ? Parce qu'il avait peut-être l'air fatigué, mais pour s'énerver, il ne l'était jamais. Je ne tenais pas à ce que cette soirée se finisse mal. Elle avait très mal commencé, mais peut-être qu'elle finirait bien. J'avais été bien inspirée de choisir cette grotte. Je savais qu'elle serait vide et peu de grounders y passaient. Alors j'avais tenté ma chance. On ne peut pas dire que je prédisais ce qui se passerait ensuite. Disons que je tentais de voir si ça pourrait se passer. Je testais Orion et sa fatigue. Il avait l'air surpris de voir que je le tripotais. Il ne s'y attendait pas. Ce n'était pas la première fois que je le faisais et de temps en temps, comme maintenant, je lançais notre partie de jambe en l'air.

Je le vis m'observer et se détendre quand je touchais sa nuque. Je ne sais pas pourquoi, mais il aimait particulièrement cette zone, et je le savais. Et tandis que je caressais sa nuque, je le vis finir de manger la noix avec un grand sourire. Visiblement, ça lui plaisait. Il me demanda si je pensais qu'il n'allait venir chercher que ses noix. Vu son regard qui changeait, plus profond, et ce sourire, je savais qu'il allait céder. Nous en avions tous les deux envie, et il n'allait plus me punir pour tout à l'heure. Je pouvais donc en profiter pleinement.

« J'espère pas. »

Auquel cas, ce ne serait pas drôle. Mais je savais qu'il viendrait chercher autre chose. J'avais effacé les noix de son esprit au profit de notre désir. J'avais commencé mais il n'allait certainement pas m'arrêter. Je l'observais en me mordant la lèvre pour m'obliger à patienter. Il avait l'air content et pleinement satisfait. Tant mieux. Il était rare qu'il me repousse, et là, j'étais au moins sûre qu'il ne le ferait pas. Orion était à présent détendu, je pouvais le voir à ses épaules moins relevées, moins tendues. Il me demanda néanmoins si le gona de tout à l'heure n'avait pas été suffisant. Il avait même employé une insulte et je ne tentais pas de le contredire, même si ce gona avait été bon avec moi.

« Il n'y a que toi qui arrive à me satisfaire entièrement. »

Répondis-je avec des arrières pensées. En effet, j'avais beau ne pas avoir de mal à trouver des hommes, ils n'étaient jamais à la hauteur de ce que je connaissais avec Orion. J'avais fini ma phrase en retenant un mot. Pour sûr, s'il savait que ma langue allait plus vite que mon esprit, il m'aurait frappée cette fois-ci. Pour l'instant. Je me demande qu'elle aurait été sa réaction, mais je ne tenais pas à le savoir. Je sais que lui et moi, ce n'est qu'un temps, qu'une partie de vie. Qu'il finira par se lasser ou peut-être moi ? Mais comment peut-on se lasser d'un tel partenaire ? Si le caractère n'était pas toujours bon, le reste l'était.

Il finit par me rapprocher de lui. Je sentais ses mains sur mes hanches tandis que je l’enjambait et j'adorais ça. Nous n'avions pas encore commencé que j'avais déjà des frissons de désir. Il ne bougea pas, m'avertissant qu'il était fatigué et que je pouvais en profiter. Il ne fallait pas me dire ça. Je penchais légèrement la tête vers la droite, un sourire  aux lèvres. Presque moqueur mais pas tout à fait.

« Hum, tu ne devrais pas me dire ça, tu sais ? »

J'étais capable de prendre plus que ce que je pouvais. Il n'aura qu'à montrer les dents quand monsieur trouvera que je serais allée trop loin. Il ne se gène jamais pour le faire de toute façon. Tandis qu'il enlevait tout ce qui le gênait à sa ceinture, j'enlevais rapidement mon épée pour la mettre à côté de la sienne et en profitait pour le caresser au niveau de la nuque. Commençons gentiment. Il posa ses mains à nouveau sur mes hanches. Il les remonta doucement, lentement, me faisait frémir. Il arrêta ses mains au niveau de ma poitrine et je me cambrais un peu plus contre lui, comme pour lui offrir. Je rejetais un peu ma tête en arrière et en profitait pour passer de sa nuque à ses cheveux.

Il m'enleva mon haut avec la même lenteur et je me trouvais déjà à moitié nue face à lui. Aucune gène cependant. Il me connaissait bien, il connaissait mon corps mieux que n'importe qui. Et je le connaissais tout aussi bien. Mon haut fut jeté je ne sais pas trop où et à vrai dire, je m'en fichais. J'étais légèrement occupée à ressentir toutes ses sensations. Je ne savais plus où donner de la tête, comme à chaque fois que nous étions intime. J'adorais qu'il frôle mes hanches et ma poitrine, mes frissons n'en étaient que décuplés.

Je vis son regard me parcourir, comme il me parcourait à chaque fois. Ses yeux changèrent de teintes, plus sombre, plus profonds. Je n'étais pas la seule à le vouloir, ce soir. Et bien qu'il m'avait dit être fatigué, il avait toujours de la force pour ça. Tant mieux. Je ne m'étais donc pas arrêtée ici pour rien. Mes mains descendirent lentement contre son torse avant d'aller explorer ce qu'il y avait en dessous. Je savais pertinemment ce qui s'y trouvait, et j'aimais ça. Lui se mit à caresser ma poitrine gentiment avant d'y aller plus franchement. Je fermais les yeux, mordis à nouveau ma lèvre et crispais un poil mes mains contre son torse. Je ne pouvais pas m'en empêcher. Toutes ces sensations étaient les bienvenues, et ce n'était pas du tout ce que j'avais ressentis tout à l'heure.

Il agrippa mon poignet non blessé avant de me rapprocher d'avantage. Je n'étais qu'à quelques centimètres de son visage, mes mains toujours sur son torse, en dessous de son haut. Beaucoup de sensations d'un coup. Sa main sur ma poitrine, son visage tout près du mien, nos lèvres presque unies ... Ma respiration se faisait plus profonde alors qu'il me disait qu'il était venu exprès pour ça et que la grotte était une bonne idée. Je me rapprocha au maximum avant de sourire, victorieuse.

« Oui. Je ne l'ai pas choisie pour rien ... »

Avouais-je à demi mot. Je ne pus rien dire d'autre. Nous étions si proche que je sentais son souffle se mêler au mien, nos lèvres se touchaient. Il mordit ma lèvre, comme il l'avait déjà fait. Je savais que c'était une coutume à Azgeda, mais je n'en savais pas plus. Je l'avais toujours laissé faire, je ne voyais pas pourquoi je l'interdirais maintenant. En plus, ça me plaisait. C'était une drôle de sensation la première fois, mais une fois qu'on s'habitue ... Je n'y prêtais plus attention parce que nous nous embrassions. Cette passion, ce désir étaient les bienvenus. Je ne fis même pas attention à ce qu'il faisait. Je ne remarquais même pas qu'il avait détaché mon pantalon.

Il mit fin à notre baiser (et tant mieux, il fallait que je reprenne mon souffle) avant de me demander si je comptais le laisser comme ça. Habillé. Je lui offris un sourire suggestif.

« Ce ne serait pas pratique ... »

Pas pour ce que nous prévoyions, en tout cas. Je fus presque surprise de sentir sa main dans mon pantalon, vérifiant mon intimité. Néanmoins, je me redressais et me cambrais, lâchant un gémissement. Je ne pouvais pas tous les retenir et j'avais tellement envie de lui, là, maintenant, que je pourrais lui arracher ses vêtements. Bien sûr, son pantalon risquait d'être moins pratique à enlever puisqu'il était assis dessus. Je ne fus pas surprise de le sentir sous moi, ayant apparemment autant envie que moi.

Je remuais alors lentement mon bassin tandis que mes mains caressaient son torse avant d'enlever ce haut. Je crois que je poussais un soupir de satisfaction en l'observant torse nu. Je l'embrassais alors, avide, mes mains produisant un quelconque chemin sur cette peau nue qui m'appartenait ce soir. Lentement, mes doigts descendirent jusqu'à son pantalon. Je ne voulais plus attendre. J'en avais envie là. J'ouvris son pantalon avant de me pencher et de lui enlever ses chaussures. Je les envoyais valser plus loin.

Je me soulevais légèrement, l'incitant à faire de même tandis que je lui enlevais son pantalon presque trop vite. Je crois que son pantalon avait finit sa course non loin de mon haut. Quant au sien, il se trouvait je ne sais où, je l'avais jeté sans faire trop attention. Je l'embrassais, retenant, pour une fois, une ses lèvres un peu plus longtemps que d'habitude. Il était à présent nu, tout contre moi. J'enlevais mes chaussures rapidement, ne daignant plus sentir ma blessure et me redressais sur mes genoux, devant lui, pour enlever moi-même mon pantalon.


 
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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Mar 23 Mai - 0:18

Orion était déjà pleinement ravi de savoir qu'il était le seul à la satisfaire. C'était une fierté qu'il ne pouvait s'empêcher de ressentir, même s'il savait qu'elle éprouvait quand même le besoin d'aller voir ailleurs. Oh, et puis... Laissons tomber, hein ? Pour une fois. Elle était là, elle déclenchait les hostilités, et il était pleinement d'accord. Comment dire non ? Il en était purement incapable, c'était comme si quelque chose rompait dans son cerveau, devant déverser tout ce qu'il avait en besoin naturel dans Alkaia. Sans mauvais jeu de mot... Ou si.

A peine avaient-ils commencé à se toucher, à s'allumer l'un et l'autre qu'ils se déshabillèrent. Franchement, même pas capables de tenir quelques instants à juste admirer le mystère derrière les vêtements ? Dans tous les cas, chaque pièce de tissu, de cuir s'envola quelque part dans la grotte, ailleurs, faisant fuir les fourmis et autres bestioles qui voudraient jouer les voyeurs. Même Orion n'avait plus envie d'embêter Alkaia, à peine la faisait-il languir. Depuis combien de temps ne l'avaient-ils pas fait ? Aucune idée. Mais cette cambrure, ces cheveux qui frolaient ses doigts tandis qu'ils parcouraient ses hanches, la toison qu'il sentait quand il était allé voir dans son intimité, tout cela annihila la moindre conscience de lui-même. Même ces mains qui serraient son torse, plantant ses griffes dans sa chaire, tout cela le rendait fou alors qu'ils avaient à peine commencé. Sans doute était-ce le fait qu'il parvenait encore à la voir, qu'il pouvait observer chaque centimètre carré de cette peau, c'était encore mieux que ces plantes soit disant censée améliorer la vigueur sexuelle, de celle qu'il donnait à des vieux qui voulaient baiser sans y arriver.

Et lui, à 36 ans, un pied dans la tombe diraient certains, il arrivait encore à avoir cette jeune femme qui n'attendait qu'une chose, qu'on passe aux choses sérieuses. On y viendra, respire Alkaia, ne fait pas cette respiration comme si tu venais de courir le marathon, tu risquerais d'avoir les poumons fatigués après. Et puis, elle devait faire le premier pas, Orion lui avait donné la main. Elle était libre de faire ce qu'elle voulait après tout, même s'il aimerait bien qu'elle ne passe pas trop de temps à le frustrer comme ça...


A peine fut-il libéré de toute cette tension, il se retira, lacha les jambes d'Alkaia, et s'écroula un peu sur elle, toujours debout. Il devait prendre quelques instants pour reprendre son souffle. Il eut même un petit rire.

"Hey, un jour, tu me tueras."

Ce qui était fort probable. Il avait l'impression que son coeur était en train d'exploser, tant il battait la chamade, même son diaphragme était à la limite de la crise d'asthme. Il finit néanmoins par se séparer d'elle, pour retourner s'asseoir là où il était à peine quelques instants plus tôt. Il lui fit signe de venir là, dans son bras, de se blottir contre lui, tandis qu'il attrapait son manteau avec son sourire taquin, disant "je n'ai pas oublié mes noix". Il en croqua même une en passant.

Et ce con, Orion kom Azgedakru, attendit bien sagement d'avoir Alkaia enserrée dans son bras pour... S'endormir.
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Alkaia


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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected ! Jeu 25 Mai - 0:51

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« Il n'y a qu'une expérience -du sentir vivant- c'est le plaisir, parce qu'il unit le corps et l'âme. »


Je sais que je le faisais attendre. Je n'aurais pourtant pas du hésiter. Il avait l'air bien, heureux et surtout ... impatient ! Lui qui semblait être fatigué et sur le point de s'endormir, il lui suffisait d'une bonne partie de jambe en l'air et il repartait. Après, ce serait une autre histoire. Je crois que même ses noisettes bizarre lui donnaient pas autant d'effets. Je voyais dans son regard son impatience et je savais que je ne devais pas le faire attendre trop longtemps. Monsieur avait un caractère assez changeant, il fallait que j'en profite. Donc, je décidais d'en profiter. C'était maintenant ou jamais.



Lui comme moi, on respirait fort. Je m'appuyais légèrement sur lui, savourant cet instant. De toute façon, je n'aurais pas su m'écarter et cette fois-ci, je n'en avais pas envie. La tête contre son torse, j'entendais son cœur battre à cent à l'heure, voir même plus. Je souriais, amusée. Ma main se balada sur lui pendant qu'il reprenait son souffle. Il me fit remarquer qu'un jour, je finirais par le tuer. Je laissais échapper un petit rire.

« Ce ne serait pas la pire des morts ! »

Lui fis-je remarquer. Au lieu de mourir en endurant des souffrances, on pouvait peut-être mourir pendant l'acte. Cette pensée me fit sourire et Orion se décolla de moi. Je le regardais se déplacer, matant sans vergogne. Il me fit signe de le rejoindre, et je ne me fis pas prier. Il avait même attrapé son manteau, mangeant une de ses noix en même temps. Je le vais les yeux au ciel. Après tout, ce n'était pas mon problème. J'avais juste utilisé ses noix pour l'allumer. Et j'étais bien contente de leurs effets, pour une fois ! Il me serra contre lui avant de s'endormir, comme une masse. Ha, ces hommes, on ne les changera plus ! Je pris doucement son manteau pour nous recouvrir. Aucune envie que quelqu'un nous découvre comme ça si on trouvait la grotte ... La chaleur du feu était la bienvenue. Les flammes m'aidèrent à m'endormir, serrée contre Orion.

 
Emi Burton
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MessageSujet: Re: [13/04/2482] Always there when he's not expected !

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[13/04/2482] Always there when he's not expected !

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