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Run till you die - Ft Zack

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Anakin Hohenheim
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Inclement Earth

MessageSujet: Run till you die - Ft Zack Dim 28 Mai - 3:02

Lieu du rp : La "promenade" de la prison
Date du rp : Fin de journée, le 10/04/2482
Participants : Anakin Hohenheim, Zack Flemings
Météo : Sérieusement ?... Ok, une pluie de sueur
But du rp : Retrouvailles avec Zack !
Résumé du rp : (A éditer une fois le sujet terminé. Ca vous permettra de voir si vos persos vous ont laissé faire ce que vous vouliez. Et surtout, ça vous permettra de nous dire ce qui a pu se passer d'important, pour la chrono générale si cela s'avère utile. Ou ça servira simplement aux gens qui peuvent être concernés par votre sujet ! N'hésitez donc pas à nous dire si vous avez dû vous battre, si vous avez eu de la "visite" de la Faune et/ou de la Flore... Bref, on veut tout savoir !)
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Anakin Hohenheim
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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Run till you die - Ft Zack Dim 28 Mai - 3:05



Être en prison, c'était un tout nouveau rythme. Dormir, se réveiller, tenter de se laver, travailler, manger, travailler, manger, dormir. Et ainsi de suite. Sauf que ce rythme était nettement moins stressant que celui que j'avais eu jusque là, beaucoup plus "libre", étrangement. Et ça ne me plaisait pas. D'un autre côté, comment aimer la prison ? Elle ne signifiait qu'une seule chose : cette fois-ci, j'allais y passer. Déjà à peine né, j'aurais pu passer l'arme à gauche en restant à mourir de faim et de soif dans un couloir désaffecté. J'avais survécu à l'Orphelinat, imposant à tous de me laisser tranquille. J'avais survécu à mes études de médecine, aussi... A la fabrication de drogue... Jamais fait exploser, rien, jamais. Et je me plaignais d'une vie réglée comme du papier millimétré, gérée par des inconnus avec pas mal de temps libre et en plus des cours pour survivre sur Terre ?

Bien voyons, quel ingrat.

J'aurais mieux fait de crever dans ce couloir.

Assis sur ce simple banc, durant la "promenade", j'observais rapidement les autres détenus. Certains déprimaient complètement, ça se voyait. D'autres riaient en groupe. C'était presque insupportable de voir ces personnes trop joyeuses, comme si rien ne les touchait, comme s'ils étaient certains d'être graciés. Mais eh... Spoiler : même graciés vous êtes dans le colimateur. Un pet de travers et vous voilà dérivé avant même de pouvoir dire "déri...".

J'étais certainement en train de me miner le moral pour pas grand chose, ça servait sûrement à rien... Mais j'avais huit mois à tirer, comme ça, à attendre. Comme un con. Sérieusement, si j'avais pu me faire juger immédiatement, histoire d'être libéré de cette angoisse, je l'aurais fait. Quitte à être dérivé. C'était vraiment une obsession... Il fallait que j'arrête. Que je trouve quelque chose à faire, n'importe quoi, même parler à une personne que je connaissais pas. J'étais prêt à tout. Sérieusement, l'inactivité, ça n'allait vraiment pas à mon caractère...

Je me redressai, pour aller marcher un peu. Ce serait con de rester assis comme un plouc alors que je pouvais faire ça toute la journée dans ma cellule, hein ? Autant profiter de l'espace pour me dégourdir les jambes... Peut-être même courir, comme ce duo d'idiots qui gaspillaient l'oxygène en s'activant comme des ahuris. Paraissait que courir faisait du bien... Tout ce que je savais, c'était que j'étais doué à ça, pour courir vite, pour fuir les persécuteurs quand je le pouvais. J'étais même sacrément doué pour les dérapages contrôlés, pour repérer rapidement, en pleine course, les voies de fuite.

Je me décidai. J'allais courir, voir ce que ça faisait de s'activer pour... Rien. Juste s'activer pour pas grand chose. Et puis quelque part, c'était un peu un acte de rébellion face à la doctrine Gaïa... Ne pas courir, tient, c'était une règle assez idiote. Combien de fois suis-je arrivé en retard à un cours car nous n'avions pas le droit de passer la vitesse supérieure dans les couloirs ? Mais je devais me lancer. Alors, timidement, un peu idiot, je me dirigeai vers un mur, histoire de courir en faisant le tour de la pièce. Et petit à petit, j'augmentai ma vitesse, allant à faire de plus grandes foulées.

Au début ce fut un peu difficile, j'étais sacrément idiot à courir comme ça, sans raison. Même, faire de l'exercice sans la motivation de connards qui pourraient me casser la gueule, c'était compliqué. L'intérêt ? Courir dans l'espace pour atteindre la Terre ?... Bref. J'étais d'abord sacrément gêné. Puis, petit à petit, je me sentis un peu plus vide. Je courais, c'était tout. Et si je sentais ce point de côté, cette douleur dans le bas de mont thorax, étrangement... Bah c'était une bonne douleur. Je devais juste respirer mieux... Inspirer, expirer, une foulée, une autre. Au bout d'un moment je me sentis comme si je flottais au lieu de courir, comme si le sol était fait de coton. J'entendais aussi une petite musique dans ma tête, pour m'occuper, que j'évitai de fredonner, pour garder ce rythme de respiration.

Depuis combien de temps je courrais ? Aucune idée. Mais je sentais que si je n'arrêtais pas, j'allais bientôt rendre l'âme. Je respirais comme un asthmatique au final, ce n'était pas très probant, mais j'étais proprement épuisé, et j'avais même faim. Une faim que je n'avais pas ressentie depuis que j'étais arrivé ici, une faim que je n'avais plus car je ne servais plus à rien, parce que je ne savais plus comment m'occuper. Là... Je venais de brûler mon énergie en trop. C'était parfait. Même si ma bouche était sèche comme le coeur des personnes qui devaient condamner toutes les personnes autour de moi.

Allongé sur le dos, à terre, je finissais de me réanimer, tout en soulevant mon tee shirt pour m'essuyer le visage. Tant pis, je laverai mes fringues plus tard, je devais puer la sueur, mais rien à foutre, je me sentais bien. Enfin... Un peu moins à l'instant précis. Un visage venait de se pointer en face du mien. Je l'avais oublié lui... Zack.

"Hé bien, j'avais oublié que toi aussi t'avais fait le con et avais fini ici. C'était quoi déjà ? Tu as foutu en l'air des récoltes, non ? Très intelligent, je n'en attendais pas moins de ta part..."

J'étais un peu acerbe, mais en même temps, c'était du gâchis. Comment ce gosse avait-il pu foutre en l'air sa vie comme ça ? Enfin... Qui étais-je pour juger ? Ce n'était qu'un ancien étudiant de mon cursus d'ingénieur chimiste, il avait juste commencé ses études que nous avons finalement été mis en contact par nos professeurs, pour que je l'aide. Il avait cette espèce d'esprit de compétition, de recherche du meilleur de lui-même, à un tel point que j'avais cru me voir en lui, voir mon ambition. Et il s'était complètement saccagé tout seul... Pourquoi ? Je ne savais même pas pourquoi il avait fait ça, c'était ridicule...
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Zack Flemings
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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Run till you die - Ft Zack Dim 28 Mai - 17:39




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Run till you die.

At night when the stars light on my room, I sit by myself talking to the Moon, try to get to you. In hopes your on the other side talking to me too. Oh Am I a fool who sits alone, talking to the moon.


Certains jours ici, dans cette foutue prison, passaient à une vitesse atrocement lente. Comme aujourd’hui. Cette journée était affreusement lente et c’était dans ces moments que Zack regrettait de s’être fait arrêté avec la plus grande volonté du monde. Jusqu’à ce qu’il se rappelle pourquoi -ou plutôt pour qui- il l’avait fait. Encore et toujours la même personne ; Clarke. Dans d’autres circonstances, s’il n’avait pas apprit certaines choses qui relevaient du « Top Secret » comme on se plaisait à le dire, jamais Zack ne se serait volontairement fait arrêté. Surtout si c’était pour pourrir dans ce trou. Mais il avait besoin de Clarke et il espérait qu’elle avait besoin de lui. Il voulait la protéger et c’était d’ailleurs la promesse qu’il s’était faite quand, avec Wells, il avait détruit quelques récoltes de l’Arche juste avant que ces gardes n’arrivent. Ils allaient partir sur Terre et de ce fait, il avait presque l’obligation de protéger la femme qu’il aimait.

Mais dans ces moments-là, où il s’ennuyait profondément, il aurait aimé revenir dans le passé, avant que tout ça n’arrive, avant qu’il ne se fasse enfermer, avant que Clarke ne se fasse enfermer et que son père ne meurt. Dans ces moments-là, il aimerait retrouver leur innocence passé datant de leur enfance. Mais rien n’était. Il était coincé ici pour… Pour combien de temps au juste ? Wells avait beau lui avoir dit que 100 d’entre eux, 100 délinquants allaient être envoyés sur Terre, il n’en restait pas moins qu’il ne savait pas QUAND. Après tout, tout les 100 avaient des dates d’anniversaires éloignés les uns des autres alors quand ? Ce serait sûrement la surprise mais en attendant, il devait se préparer au mieux.

Mais le plus énervant c’était qu’il ne pouvait pas se préparer au mieux. Pas ici, en prison. Sa vie ici se résumait à dormir, à manger, à faire un peu de sport quand les gardes l’autorisait et à assister à ces cours de « Survie sur Terre » enseignés par Pike mais dont tout le monde se fichait. C’était ça, leur préparation ? C’était ça, la manière de l’Arche et de ses dirigeants de préparer des adolescents à une vie sur Terre sûrement aussi dangereuse voir plus encore que le fait d’être envoyés à la dérive ? Quel idiot il faisait… S’ils étaient envoyés sur Terre, c’était bien parce que leurs merveilleux dirigeants n’avaient absolument rien à foutre de leur sort et qu’ils se fichaient bien de savoir si la Terre était encore radioactive ou pas. Après tout, si elle l’était encore, tant pis. Ils n’auraient pas subit une grande perte, juste 100 délinquant que le peuple considérait comme des déchets de la société, en quelque sorte.

Il pensait trop. Beaucoup trop.

Alors, dans un grand calme, Zack secoua la tête, poussa un long soupir, se leva de l’espèce de chose qui lui servait de lit et sortit prendre « l’air », s’il pouvait dire ça ainsi. Prendre l’air, en prison, signifiant juste aller sur la « promenade » de la prison. C’était mieux que rien, pas vrai ? Les mains dans les poches, Zack tâcha de penser à autre chose tout en marchant le long de cette même promenade, seul. Son regard distrait se posa sur tout les visages présents autour. Là encore, aucun ne se rendait compte de ce qui allait leur arriver d’ici quelques semaines. Aucun n’était conscient de la révolution, du renouveau qu’ils pourraient apporter. Ils ne voyaient que leur mort imminente et d’toute façon, c’était aussi une possibilité, après tout, si la navette dans laquelle ils se trouveraient se crashait, par exemple…

Il n’y avait que très peu voir aucun prisonnier seul. Ils étaient tous en groupes plus ou mois grands. P’t’être que ça les rassuraient et si c’était le cas… Tant mieux pour eux. Zack, lui, préférait la solitude au reste. Il aimait se retrouver seul pour réfléchir, parfois, et de toute façon, que pouvait-il dire aux autres ? « Salut, moi c’est Zack, vous savez quoi ? Non ? On va aller sur Terre. Aller, bonne journée ! » Ah. Ah. Ah. Une immense blague. Non, il s’isolait et ne parlait que peu aux autres à part Wells et quelques uns mais en général, la solitude était maître de lui. Une fois de plus, ses pensées dérivèrent vers un sujet tout autre ou presque. Si Clarke était là, il ne serait pas aussi seul. Si elle était là, son séjour serait certainement plus facile et son coeur ne se serait pas éprit de la solitude. Mais malheureusement, la jeune femme se trouvait enfermée au niveau 2, l’endroit ou les prisonniers étaient quelque peu… Isolés au plus grand dam du brun à qui sa petite amie manquait. Tant pis. Il la retrouverait sur Terre ou au mieux, dans la navette. « May we meet again », comme on disait dans l’jargon.

Perdu dans ses sombres pensées, le jeune Flemings faillit percuter un autre garçon qui se trouvait par terre. Alors qu’il allait s’excuser c’est là qu’il vit Anakin… « Eh merde » murmura-t-il d’un ton si bas qu’il serait étonnant que le garçon l’ait entendu. Il semblait avoir fait du sport, étant donné son corps en nage mais ça ne le rendait pas plus sympathique pour autant.
Bon. Ok. Zack était peut-être un peu mauvaise langue de dire ça puisqu’avant tout ça, il arrivait à légèrement apprécier le garçon face à lui. Après tout, il avait pu être assez sympa du temps ou il lui donnait quelques « cours » si on pouvait dire ça comme ça. En effet, Zack avait toujours été un élève très studieux, éducation oblige et par conséquent, admettre qu’il pouvait avoir des faiblesses dans son cursus avait pu s’avérer relativement dur. Mais après avoir travaillé d’arrache-pied comme un forcené pendant des semaines jusqu’à presque se rendre malade, il avait dû se rendre à l’évidence ; il avait besoin d’aide. Et naturellement, ses professeurs l’avaient tourné vers Anakin qui, il fallait l’admettre, lui avait été d’une aide précieuse. Mais bon, tout ceci ne comptait plus désormais puisqu’il était là, que ses études en chimie étaient inachevées et le resteraient parce qu’il avait tout gâché. Ce que, évidemment, Anakin ne se gêna pas de lui rappeler. « Hé bien, j'avais oublié que toi aussi t'avais fait le con et avais fini ici. C'était quoi déjà ? Tu as foutu en l'air des récoltes, non ? Très intelligent, je n'en attendais pas moins de ta part... »

Cette simple remarque suffit à Zack à lui faire serrer les poings. Décidément, Anakin savait le mettre hors de lui. Puis faut dire que le p’tit Zack, il était assez à fleur de peau, aujourd’hui. Alors il n’avait pas besoin qu’un abruti lui rappelle où il était et pourquoi. Surtout quand il ne connaissait pas les vraies raisons qui avaient poussé Zack à agir ainsi. Se forçant à respirer, il finit pourtant pas dire. « Ouais, c’est ça. J’ai détruit des récoltes pour que des trous du cul comme toi n’ait rien à bouffer. Oups, j’aurais p’t’être pas dut. » Évidemment, il le provoquait pour éviter le vif du sujet ; la vraie raison de sa venue ici. Après une courte pause, il reprit. « Que devrais-je dire de toi alors ? Une histoire de drogue c’est ça ? Bravo, Anakin. » Voilà. C’tout ce qu’il avait à dire.


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Anakin Hohenheim
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MessageSujet: Re: Run till you die - Ft Zack Lun 29 Mai - 21:27

J'étais essoufflé par ma course, totalement déprimé, et puis pas forcément de l'humeur la plus accueillante aussi. Je n'avais pas envie de faire semblant comme je l'avais fait pendant quelques années, de toute façon ça ne m'apportait plus rien. Alors, ouais, j'avais lancé une pique, presque par réflexe, à Zack. Après tout, son esprit de compétition faisait qu'il fallait parfois le pousser au cul pour qu'il se lance dans quelque chose corps et âme. J'avais même remarqué que plus j'étais acerbe avec lui, plus il excellait dans ses devoirs. Peut-être était-ce une façon pour lui de se dire "c'est bon, j'y arrive, j'aurai plus besoin de voir sa sale gueule.

Quelque part, c'était une fierté pour moi de voir qu'un gosse pouvait réussir quelque chose quand je le poussais au cul. Je ne savais même pas ce qui m'avait prit d'accepter la proposition du prof' de me lancer dans le périscolaire, mais au final je ne l'avais pas regretté. C'avait été une véritable responsabilité, comme un souffle d'air frais quelques jours dans le mois, de me dire qu'il comptait sur moi. Et j'étais tombé de haut quand, beaucoup trop tôt, beaucoup trop vite, j'avais entendu qu'il avait été arrêté. J'avais l'impression de m'être investi pour rien, un peu comme maintenant.

En tout cas, sa réponse, disant qu'il avait détruit des récoltes pour que des trous du cul comme moi ne puissent plus manger, me fit bien rire. Ah, qu'il était drôle ce Zack... Un vrai clown. Au moins, on ne s'ennuyait pas avec lui, et puis l'avantage avec ce môme, c'était que j'avais l'impression d'être une vraie personne, qu'il m'envoyait chier parce que ma gueule lui revenait pas. Ce n'était donc pas mon statut d'orphelin qui faisait qu'il était aussi acerbe.

Et puis, j'aimais ces joutes verbales. Alors, un petit sourire en coin, je ne m'empêchai pas une seconde de lui répliquer. Après tout, c'était ainsi qu'on pouvait définir notre relation : beaucoup de provocation, de sarcasme. Mais je pensais surtout au fait que c'était un sacré gâchis : ce mec était bien parti pour être meilleur que moi. Désormais, il sera le mec qui aura foutu la merde dans des plantations.

"Hé bien t'as foiré ton coup, p'tit con, j'ai bien bouffé ces derniers temps. Quel talent, je suis absolument ébloui."

Je profitai de ces paroles pour me redresser, ayant pu reprendre un peu mon souffle. Je me remis face à lui, me rendant compte que j'avais menti : je n'avais jamais réellement bien mangé, de toute ma vie. Pas spécialement par manque de nourriture, simplement parce que j'étais un véritable anxieux et que mes périodes d'angoisse et de nuit blanche se passaient de toute nourriture, mon estomac pouvant pousser le vice jusqu'à renvoyer ce que j'avalais. Cela devait se voir, je n'étais pas bien épais, mais je n'allais certainement pas préciser ça à Zack. Je l'aimais bien, mais pas au point d'admettre quoique ce soit.

En tout cas, lorsque Zack me renvoya la balle, à presque me reprocher mon "histoire de drogue", et à me féliciter, j'eus un sourire narquois, et fis une révérence, comme pour le remercier. Après tout, une fois fait, je ne pouvais pas me permettre d'avoir honte. C'était certes mauvais, de basse morale, destructeur, dangereux, peut-être même avais-je tué quelqu'un avec ma drogue ? Mais je m'en foutais complètement. Je n'avais forcé personne à se shooter, et la demande créait l'offre.

Bon, j'avais moi-même gouté à mes cristaux, et j'avais bien cru que j'allais finir accro, après mon expérience avec Bellamy. Mais heureusement, je savais comment fonctionnait la dépendance, et j'avais su la combattre, même si j'avais sous les yeux tous les soirs de quoi me doper - et me détruire. Une seule fois me suffisait, je ne voulais pas foutre en l'air ce que j'avais de plus précieux : mon cerveau.

"Moi au moins, j'ai pu faire mes affaires pendant dix ans sans me faire choper. On dirait presque t'as voulu être attrapé, c'est assez drôle quand tu regardes, non ? Peut-être pour rejoindre ta p'tite amie ? Elle était en prison, non, aux dernières nouvelles ? Desserre tes petits poings, ce serait dommage que tu finisses enfermé dans ta cellule car tu m'auras cogné."

J'avais répondu ça d'un ton totalement détaché, mais intérieurement, je n'en menais pas large. J'étais toujours effrayé devant le moindre signe avant coureur de violence - que dire lorsqu'il y avait de la violence carrément ? Mais je ne savais pas me taire aussi. Pas avec lui, en tout cas. J'avais une sorte de totale déshinibition face à lui, aucun filtre lorsque je parlais. Et j'étais peut être blessant dans mes paroles, mais j'étais sincèrement curieux. J'avais entendu parler de cette phoénicienne qui s'était faite arrêter, la fille d'une conseillère... Mais les bruits avaient été très vite étouffé, comme d'habitude quand ça touchait Phoenix et les gens de "la haute". Malgré tout j'avais pu voir que ça avait affecté Zack. Pourtant... C'était louche cette façon qu'il avait eue de subitement craquer et de se lancer dans cette connerie avec le fils du Chancelier en poste. Ca ne lui ressemblait pas... J'avais envie de creuser, mais en même temps je me disais que je devais être sacrément paranoïaque. Qu'est-ce que ça pourrait cacher ? Ridicule, le mal n'était pas forcément partout, fallait que je cesse cette manie de voir le complot partout. Probablement était-ce deux gosses qui s'étaient rebellés, mais un peu trop fort.
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Zack Flemings
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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Run till you die - Ft Zack Sam 10 Juin - 20:41




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Il y avait les bons et les mauvais jours en prison comme dans la vie de tout les jours et aujourd’hui, c’était un mauvais jour, pour Zack. Mais fallait bien avouer que, malgré tout, Anakin était une genre de petite distraction qui faisait du bien. Ils se lançaient mutuellement des piques simplement par… besoin de se défouler ? Faut dire que depuis qu’ils se connaissaient, c’est à dire un bon moment, ça avait toujours été comme ça entre eux. Ils étaient un peu comme chiens et chats, toujours à se chercher, s’envoyer des piques plus ou moins « méchantes » sans jamais partir dans des extrêmes, ils avaient tout deux leurs limites, après tout. Puis faut dire qu’il en avait besoin, en ce moment de se défouler, le p’tit Zack, gardant un trop plein d’émotions en lui. Et qui de mieux qu’Anakin, ce gars aux allures de petit con mais qui au fond était assez sympa pour se défouler ? Faut dire que le garçon avait été d’une grande aide à Zack, même si celui-ci ne le lui avouerait jamais. Pendant un temps, il fallait bien avouer qu’Anakin avait été une sorte de mentor pour le jeune garçon qui débutait dans la Chimie et qui avait besoin d’aide malgré ses nombreuses réticences au départ. Il l’avait aidé et faut dire qu’en effet, on ne pouvait pas s’ennuyer avec un gars comme Ana, toujours en train de dire des conneries, d’en faire ou de sortir des blagues pourries qui avaient le don de détendre l’atmosphère. Pour une raison qu’il n’expliquait pas, Zack pouvait voir une sorte de… Déception peut-être ? Mélangée à une pointe d’il ne savait trop quoi, comme si Anakin était.. Déçu de le savoir et retrouver en prison. Quoi qu’il en soit, le garçon oublia vite cette impression, continuant de jeter ses éternelles piques à l’Orphelin. En fait, Anakin était une des rares personnes qui ne venait pas de Phoenix que Zack ne détestait pas. Après tout, ses parents lui avaient toujours appris à détester tout ceux qui ne venaient pas de son secteur et pourtant… Il s’en fichait, avec Ana et s’en fichait encore plus qu’il soit orphelin ou quoi. « Hé bien t'as foiré ton coup, p'tit con, j'ai bien bouffé ces derniers temps. Quel talent, je suis absolument ébloui ». Si Zack était assez dubitatif concernant ces révélations, il n’en dit pourtant rien. Cela se voyait sur son corps que son vis-à-vis était un garçon maigre et qui mangeait peu et donc, surtout pas à sa faim. Après était-ce parce qu’il n’avait pas assez ou par choix ? Il n’en savait rien et n’avait pas spécialement envie de savoir, ce pourquoi il préféra ne rien ajouter à ces mots. Chacun sa merde, après tout, comme on dit.

Puis, sans savoir qu’il allait sûrement le regretter, Zack balança sa pique au garçon pour ne pas en rester là. Eh oui, les rumeurs allaient bon train sur l’Arche alors il n’était pas étonnant qu’il sache pourquoi Anakin s’était fait emprisonné. Une histoire de drogue.. Non mais sérieux. Quoique, ce n’était guère étonnant de la part d’un chimiste étant donné qu’ils savaient manier les ingrédients, les mixtures et les substances à souhait pour créer ce qu’ils voulaient. Mais il s’était fait chopper, bravo mec, bravo ! Zack avait bien été tenté par la drogue, un moment. Non pas parce qu’il se sentait mal dans sa peau ou quoi, non. Juste pour le fun, pour essayer. Mais il avait finalement bien vite renoncé à cette idée, n’imaginant pas la réaction de ses parents ou même Clarke quand ils apprendraient ça. Enfin. Maintenant, ça n’avait plus d’importance. « Moi au moins, j'ai pu faire mes affaires pendant dix ans sans me faire choper. On dirait presque t'as voulu être attrapé, c'est assez drôle quand tu regardes, non ? Peut-être pour rejoindre ta p'tite amie ? Elle était en prison, non, aux dernières nouvelles ? Desserre tes petits poings, ce serait dommage que tu finisses enfermé dans ta cellule car tu m'auras cogné.» A peine ces paroles traversèrent les lèvres d’Anakin que Zack se figea comme électrocuté par ses mots bien qu’il fit au mieux pour cacher ses émotions au garçon, fermant son visage et prenant une attitude qui se voulait décontractée. « La ferme Anakin, tu ne sais rien. » Se contenta-t-il de dire d’une voix légèrement froide et dur. Car oui, il ne savait rien. Il parlait sans savoir ce qu’il ressentait, sans savoir pourquoi il était là ni rien. « De toute façon, tu vois bien qu’elle est pas là, ma petite amie. Elle est enfermée plus haut. Donc pas possible de la voir. Puis mêle toi de ton cul sérieux. » Il était certes un peu agressif et radical, mais il paniquait à l’idée que quelqu’un sache ce que lui savait même si plusieurs fois il aurait voulu tout dire à tout le monde. Pourquoi Iseult ne lui avait pas dit les vraies raisons de ses visites ? Pourquoi c’était si compliqué… Soupirant, Zack desserra les points et s’assit sur un banc, juste derrière lui. Finalement, il finit par rajouter d’une voix lasse. « Dommage que t’ai pas de matos sur toi, finalement. J’en aurais bien besoin. » C’est tout ce qu’il avait à dire. Après tout, qu’est-ce qu’il pouvait bien dire d’autre...


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Anakin Hohenheim
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MessageSujet: Re: Run till you die - Ft Zack Ven 16 Juin - 14:38

Cette journée avait décidément mal commencé, et elle ne terminerait pas mieux… Et je venais en plus de me souvenir que je n’allais certainement pas pouvoir me laver avant un bon moment. Forcément, j’étais en prison… Il me faudra composer avec l’eau du robinet si j’arrive à avoir le temps de me retirer cette puanteur du corps… Génial, vraiment. Mais au moins, j’arrivais à me défouler en balançant des phrases assassines à mon ancien élève.

Cette séance de pique avec Zack commençait à m’épuiser. Légèrement. Je l’étais déjà par ma course impromptue, alors je n’allais certainement pas continuer longtemps. Et puis on commençait à aller trop loin, chacun de notre côté. Surtout lorsqu’il me répondit de me la fermer, car je ne savais rien. En effet, je ne savais rien. En même temps, on ne m’avait rien dit et je ne pensais pas que j’aurai un jour l’immense honneur de le savoir… Quant à la suite, lorsqu’il me déclara que sa copine n’était pas là, me disant de me mêler de mon cul, j’eus un p’tit bruit amusé, bien que je sois légèrement désolé pour lui. Pas trop. Il s’était gâché pour rien, au final.

Je gardai le silence, après tout, comme je disais, on allait trop loin. On touchait réellement à nos faiblesses, et ça, ce n’était pas fair-play. Jusque là, on s’était toujours arrangé pour n’attaquer que les trucs dont on se foutait totalement. Et quand il s’assit, je me mis près de lui, mais pas trop non plus. Le but n’était pas non plus d’être son super pote, il en avait d’autres pour ça. Et puis, il me fit rire jaune lorsqu’il fit à nouveau référence à mes talents de fabricant de drogue, disant qu’il était dommage que je n’aie plus mon matos sur moi, histoire de le défoncer un peu.

« Oh bah… Pour ça, il aurait fallu que tu sois en liberté, et moi aussi. »


Et encore une vacherie… Ne changerai-je jamais ? Il fallait vraiment que j’essaye de me calmer. Au moins histoire de pouvoir discuter calmement… Il en avait gros sur le cœur, et moi aussi. Autant pouvoir converser dans la joie et la bonne humeur, non ? Bien que je ne sois pas certain que ça soit possible, du moins de mon côté. J’étais bien trop angoissé, énervé, pour parvenir à être civilisé. J’appréhendais réellement l’avenir, j’en venais à me poser des questions qui me faisaient réellement peur.

Et puis j’étais en permanence énervé, surtout lorsque je m’étais rendu compte que nous avions des cours pour apprendre à survivre sur Terre. Vraiment ? Si encore ce n’était pas Pike qui nous enseignait tout ça, j’aurais pu comprendre. Un apprenti professeur pourrait avoir besoin de cobayes. Mais nous faire perdre du temps, et le temps de Pike, pour quelque chose qui n’allait jamais arriver ? Vraiment ? C’était d’un ridicule… Et surtout c’était insultant, ils nous narguaient d’une façon absolument inacceptable.

Mais j’allais tenter de le faire quand même. Je n’étais pas un connard, un lâche, d’accord, mais pas une ordure qui prenait son pied à faire du mal. Ou bien, c’était qu’on m’avait cherché… Je devais l’avouer, j’avais été un véritable salopard avec quelques-uns de mes persécuteurs lorsque j’étais adolescent et enfant. Mais ils l’avaient cherché et l’Orphelinat obéissait à la loi du plus fort. Pour avoir la paix, il fallait se montrer féroce, ou proche du féroce. Une véritable jungle, n’est-ce pas ? Mais Zack n’était pas un de mes persécuteurs, juste un pauvre gamin qui avait fait de mauvais choix et qui méritait bien qu’on soit au moins neutre face à lui. Pas besoin de lui gueuler dessus ou de lui renvoyer à la face ses conneries, puisque c’était désormais fait… Alors, sans lui laisser le temps de répondre, je levai les mains en signe de reddition pour dire :

« Ok, ok, j’arrête, ce n’était pas sympa. J’arrête les frais. Toute façon, ça ne mène à rien. Et puis… Je ne suis même pas certain que je t’aurais laissé prendre cette merde. J’ai fabriqué ces trucs pour gagner du pognon, pas par plaisir. Et toi t’as un cerveau en pleine forme, c’est un gâchis complet de le détruire avec du cristal. »

Et tout en me penchant vers l’avant, je mis une main sur son épaule, comme pour le consoler. Je venais de lui faire ce compliment, mais bon… A quoi allait lui servir ce cerveau, maintenant ?
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Run till you die - Ft Zack

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